Embellir les voiries urbaines à base des matériaux locaux et offrir des opportunités d’emploi aux jeunes qu’on aura formés ; tel était le but visé par cette initiative du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain.
Ce projet conçu à l’intention des Collectivités Territoriales Décentralisées était structuré en 2 phases : la remise d’une pondeuse à la mairie et la formation des jeunes sur les techniques de la fabrication et la pose des pavés. Ainsi, quelques communes pilotes avaient été choisies par le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès. Celle de Foumban en faisait partie.
Sur une trentaine de communes bénéficiaires de ce projet gouvernemental, principalement celles de l’Ouest, Foumban est celle dont la feuille de route prescrite par le MINDHU est en train d’être réalisée avec succès.
Jules Moïse Mefiré est le chef d’une équipe composée de 6 personnes, mise sur pied par le magistrat municipal de Foumban. Logée à droite de l’esplanade de la mairie, cette unité de fabrique de pavés n’échappe pas au regard du visiteur et autres usagers. Elle fonctionne à plein temps, avec des techniciens dévoués à la tâche. Madame le maire Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya l’a voulu ainsi, par ce que la matérialisation du concept « Foumban, Ville Jolie Jolie », doit être une réalité.
Selon le responsable de l’unité, plus de 200 000 pavés ont été déjà fabriqués et une bonne quantité est posée dans la ville de Foumban. En plus de la couverture de l’axe central de l’esplanade de l’immeuble de la mairie, quelques espaces de la voirie urbaine ont été pavés. Il s’agit de la bordure en face de Hôtel Pekassa et celle en face de la maison Orange vers le foyer ; l’espace de la Maison de la Culture ; du carrefour Nahjo ; du parking au Centre-ville ; le long du parcours du lac municipal, entre autres. Quelques particuliers s’y ravitaillent aussi pour des travaux privés
Malheureusement, pendant que la mairie Foumban exploite à merveille ce précieux matériel, les autres CTD ont abandonné les leurs dans la broussaille et aux rouilles. Dommage !
© Alexis Yangoua







