Monsieur le Directeur de Publication,
Je fais suite à la publication, sur votre plateforme en ligne, d’un article intitulé << Bafoussam: les maires des villes célèbrent la victoire de Roger Mbassa Ndine sur le MINSEP », relatif à l’Assemblée générale des maires de ville du Cameroun tenue à Bafoussam.
Cet article véhicule une présentation inexacte de l’objet et du déroulement réel de cette rencontre, en laissant entendre que ladite Assemblée générale aurait eu pour finalité ou pour toile de fond la célébration d’une prétendue << victoire >> de Monsieur le Maire de la Ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, sur le Ministre des Sports et de l’Éducation physique, au sujet du Parcours Vita de Douala. Une telle interprétation ne correspond nullement aux faits.
En effet, les travaux de l’Assemblée générale des maires de ville se sont déroulés à huis clos, sous la conduite du Président de l’Association, et ont été exclusivement consacrés aux enjeux de gouvernance urbaine et de développement des villes. Ils ont principalement porté sur les thématiques suivantes: la problématique de la passation des marchés publics dans les collectivités territoriales décentralisées; la mobilisation de la diaspora et le lancement officiel de la plateforme digitale <<jesuiscom>> ; l’impact de la loi portant fiscalité locale sur le fonctionnement des Communautés urbaines; la mise en place et la formation des agents de la police municipale à la National School of Local Administration (NASLA); la création d’un Secrétariat permanent de l’Association des maires de ville du Cameroun
(AMVC).
S’agissant spécifiquement du Parcours Vita de Douala, les maires de ville se sont limités à prendre acte de la note du Premier ministre, sans aucun commentaire particulier, sans débat spécifique et sans adoption de résolutions y afférentes. Cette simple prise d’acte, conforme aux usages institutionnels, ne saurait être assimilée à une manifestation de soutien, encore moins à une célébration de quelque victoire que ce soit. A l’issue de leurs travaux, les maires de ville se sont engagés, entre autres, à :
Poursuivre le plaidoyer auprès du Gouvernement en vue de l’adaptation du Code des marchés publics aux spécificités des collectivités territoriales décentralisées, sans en dénaturer l’esprit ;
Poursuivre le plaidoyer pour une meilleure implication des maires dans les commissions consultatives d’attribution foncière ;
Solliciter la révision de la loi portant fiscalité locale ;
Solliciter la révision des modalités et du contenu de la formation des agents de la police municipale à la NASLA.
Au regard de ce qui précède, l’orientation donnée par votre article est de nature à induire le public en erreur sur le sens, le contenu et la portée réels de l’Assemblée générale des maires de ville du Cameroun tenue à Bafoussam. Elle porte également atteinte à la nécessaire sérénité des relations institutionnelles entre les collectivités territoriales décentralisées et l’État.
En vertu des dispositions de l’article 52 de la loi N° 90-052 du 19 décembre 1990 relative à la liberté de communication sociale et des principes élémentaires d’éthique et de déontologie de l’information, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir publier le présent droit de réponse sur votre plateforme, dans votre prochain article, avec une visibilité équivalente à celle de l’article en cause, et en y établissant clairement le lien avec ce dernier
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur de Publication, à l’assurance de ma considération


