Bafoussam/ 7ème AG de l’AMVC: les maires des Villes veulent davantage de la diaspora.

« Il existe une 15ème Ville au Cameroun. Nous avons tendance à l’ignorer. Elle s’appelle la diaspora. Elle envoie plusieurs milliards f cfa par an, mais l’essentiel pour les besoins familiaux. Combien de ces milliards se transforment en investissements de développement de nos villes ? Très peu. ..», a martelé Roger Mbassa Ndine, le maire de la ville de Douala, dans son discours à l’occasion de la phase d’ouverture de la  7ème Assemblée Générale de l’Association des Maires des Villes du Cameroun (AMVC), dont il est le Président. L’AMVC étant un cadre de partages d’expériences entre les chefs des exécutifs des villes et une plate forme d’élaboration des suggestions de solutions à certains problèmes des villes ; voire des plaidoyers à porter à l’attention du gouvernement.

L’AMVC  envisage une nouvelle  donne

La capitalisation du dynamisme de la diaspora camerounaise était entre autres points, au menue de leurs travaux. Pour le moment, il nous est difficile de restituer ou d’analyser les idées qui ont été produites pour structurer ce chantier de l’Association des Maires des Villes du Cameroun ; « les travaux  de l’AMVC se déroulent à huis  clos », a confié le maire Roger Tafam à la presse. D’ailleurs, à cet effet, un expert de l’AIMF avait été invité pour accompagner ce regroupement dans l’élaboration d’une stratégie efficace. La plupart des maires  n’ont pourtant pas manqué d’idées pour ouvrir leurs villes à  leur diaspora. Rendu sur la ligne droite de la fin de leur mandat, il leur est difficile de présenter un gain convaincant.

Qu’est ce qui peut justifier ce  manque d’engouement de la diaspora camerounaise , contrairement à  celle des pays de l’Afrique  l’ouest ?

L’avis de Léopold Dassi Ndjidjou, Journaliste

« Selon les données récentes, la diaspora a transféré environ 652 milliards de FCFA vers le pays. Au niveau des Investissements et de l’entrepreneuriat,  de plus en plus les membres de la diaspora investissent dans des secteurs clés tels que l’agro-industrie, la santé, et les nouvelles technologies.

Au niveau du développement local, les associations de la diaspora mènent des actions de solidarité (dons d’équipements médicaux ou scolaires, construction d’infrastructures) améliorant les conditions de vie dans leurs régions d’origine.

En dépit de tout ceci, il s’agit d’un engagement à minima car autant le gouvernement que les familles sont des obstacles au dynamisme multiforme des Camerounais de l’étranger. Par exemple, le pouvoir est toujours contre la double nationalité. La création d’un ministère des Camerounais de l’étranger est toujours attendue.  Beaucoup d’entre eux sont allés ailleurs implantés leurs projets à cause des tracasseries administratives ou la corruption..

Au sein des familles, leurs projets sont le plus souvent détournés ou ruinés par leurs proches au pays ».

© Alexis Yangoua

 

 

 

 

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