Foumban : le général de brigade Housseini Djibo apaise la tension.

Suite à un événement macabre intervenu la nuit du 17 Octobre 2026, au lieu dit entrée du quartier Gabon à Foumban, la cité des arts s’est réveillée sous une  atmosphère lourde. Très tôt le dimanche 18 Octobre, les axes principaux de la ville sont barricadés par les acteurs du secteur de transport par moto, paralysant ainsi toutes les activités.
En effet, selon les informations concordantes recueillies sur le terrain. Aux environs de 21h du 17 Octobre 2026,  le commandant de compagnie de gendarmerie de Foumban et ses éléments effectuaient la patrouille habituelle. A peine  ils ont quitté la route principale et embranché  la voie vers  le quartier Gabon, leur pick up dérape et bascule dans la rigole.  Les conducteurs par moto stationnés à cet endroit, vont se mobiliser pour les secourir. Dans la manœuvre, le véhicule engage la marche arrière et par inadvertance, il heurte  un camion venant de Foumbot  pour le centre ville de Foumban.
Selon les mêmes témoins, au lieu de reconnaître le tort  et préjudices causés par son conducteur, le commandant de compagnie, va extirper le chauffeur de son camion, lui asséne des coups de poings, qui vont l’entrainer dans un d’inconscience. Les mêmes moto taximen et autres personnes qui observaient la scène, le croient pour mort. C’est alors qu’ils  vont se retourner contre le commandant de compagnie. Ce dernier dégaine et tire dans tous les sens. Le chef des motaximen venu calmer ses camarades, prend une balle sur la jambe, on enregistre d’autres blessés internés à l’hôpital régional annexe. Mohamed Awel Nsangou. Âgé de 20 ans et conducteur de moto, sera mortellement atteint à la tête. Il venait à peine d’arriver à ce carrefour pour se restaurer.
Foumban sous tension
Pour exprimer leur  courroux, les jeunes vont barricader toutes les rues de Foumban; ce, jusqu’au lendemain. C’est un  Foumban quasi  mort. Déjà, ils disent être exaspérés par les pratiques de ce commandant de compagnie. Aux environs de 13h. Le général de brigade Housseini Djibo, le commandant de la cinquième région de gendarmerie, arrive à Foumban. Il partira à pied, du lieu du sinistre jusqu’au Palais. Il est accueilli et acclamé par une foule qui, au passage, réclame le départ du commandant de compagnie et du commissaire de la police.

Après une entrevue avec le maître des lieux, le sultan va s’adresser à la foule, avant que lui, son hôte et sa suite, ne se rendent à la concession du défunt au quartier Njitout, pour les condoléances  aux parents  et la cérémonie d’inhumation. Autres autorités qui y étaient très tôt, le A3 du préfet du Noun, le procureur de la République, le sous préfet de Foumban, l’honorable député Clarisse Peyou, le A1 de la commune de Foumban.
Avant de quitter Foumban, après avoir été  au chevet des blessés, le général  de brigade Housseini Djibo, par son tact, son sens d’écoute et sa tempérance a pu apaiser les jeunes et les activités ont timidement repris.
© Alexis Yangoua

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