Lors et après son investiture pour son 8ème mandat, Paul Biya, Président de la République et Président National du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais ( RDPC), avait placé ce septennat sous le signe de la promotion des jeunes et surtout des femmes. Curieusement, c’est en face du RDPC que les promesses de son Président National semble se réaliser. Juste après son investiture, les bureaux des dix Conseils Régionaux, tous du parti au pouvoir, s’étaient renouvelés. À la grande surprise de tous, aucun jeune,encore moins une femme n’avait été investi (e) au poste de Président de Conseil Régional.
L’engagement de la femme politique
S’il y a un leader de parti politique, un candidat à la dernière élection présidentielle, qui a maintenu le cap, reste en activité sur le terrain et parcourt quelques régions du pays, c’est bel et bien Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, le Président National de l’Union Démocratique du Cameroun ( UDC).
Maurice Kamto a démissionné du gouvernail du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun( MRC), la Convention Nationale Extraordinaire Elective du 17 Octobre 2026, a confirmé son choix. Balbine Tiriane Noah devient ainsi le Président National de l’un des partis politiques qui comptent sur la scène.
Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, dame courage et intrépide, est le plus gradé des leaders des partis politiques, en termes de postes électifs déjà occupés. Balbine Tiriane Noah, jeune et tenace, fait ses premiers pas dans la Cour des grands et rejoint ainsi sa sœur de l’UDC qui était jusque là, la seule femme en première ligne sur le front de bataille pour la démocratie. Défendant les mêmes causes avec la même hargne, les deux dames ne tarderont certainement pas à se rencontrer pour une feuille de route commune. Peut être dans le cadre du Pacte Républicain, initié par l’UDC avec pour objectif immédiat, la mutualisation des forces comme base de la victoire de l’opposition aux prochaines élections locales.
Devra compléter ou s’ajouter à cette nouvelle dynamique au féminin, une femme à la tête du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) ; cette force politique qui s’est dégagée lors de la dernière élection présidentielle. On aura alors un fort courant politique dans le septentrion, porté par une femme. Et pour que cela soit possible, Issa Tchiroma Bakary, devrait abandonner sa « résistance » et s’imposer un nouveau paradigme. Prendre conscience de son inutilité qui point et démissionner de son poste de PN pour oorchestrer l’organisation d’un Congrès Électif, devant élire une femme de poigne à la tête du parti.
À défaut, Bello Bouba Maïgari de l‘Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) peut envisager sa retraite politique. À l’instar de Maurice Kamto, il se trouve une héritière. La très dynamique Mariam Bello de Ngaoundéré 2ème ferait l’affaire. Un parti politique d’envergure dont la racine principale est logée dans le septentrion, s’il est présidé par la femme charismatique ; il pourrait catapulter l’éveil et l’émancipation politique de la fille.
On devrait commencer à envisager 2032 avec les femmes.
© Alexis Yangoua

