A l’instar de Bafang, Dschang, Mbouda et d’autres localités de la région de l’Ouest, la ville de Bafoussam a été déserte le 03 Novembre 2025, plombée par le mot d’ordre de villes mortes, lancé par Issa Tchiroma Bakary.
Les Marchés A et B du chef lieu de la région, sont restés entièrement fermés. Seuls les marchés de vivres ont accueilli quelques vendeurs. Pas assez de taxis dans les rues et juste quelques transporteurs par moto, qui pourraient être contraints de garer, faute de clients. Certains établissements scolaires de la ville de Bafoussam n’ont pas fonctionné et même ceux qui ont pu ouvrir les portes, ont reçu un effectif dérisoire.
Même les administrations ont subi le coup. Le personnel a accusé un retard considérable, quand il n’a pas pu se rendre au service, pour défaut de moyens de transport.
Vente de tomate
Un petit tour au secteur de vente de tomate. Très peu de vendeurs ont bravé le mot d’ordre dans l’optique, de brader leurs produits qui souffrent depuis, le 26 Octobre 2025. Ils notent déjà un énorme manque à gagner. Ces fruits exportés dans les grandes villes du pays et dans les pays frontaliers, périssent dans les magasins et les champs, nous ont-ils serinés. « Tous les camions ont garé. Les propriétaires ne veulent pas exposer leurs biens aux casseurs. On en a connu par le passé. Donc, pas moyens de sortir les tomates des champs, encore moins, les livrer à Yaoundé et à Douala. Ça commence à être très difficile pour nous », a martelé Simplice, producteur et vendeur. Avant la crise, « le cajot coûtait entre 10 000 f et 12 000 f cfa. Il est tombé à 4 000f, 5000f ou 6000f », a- t –il ajouté.
Les mêmes griefs sont entendus du côté des vendeurs de poulets et d’œufs. Ainsi entre autres éléments qui pourront dans un futur proche, entraver la respiration de Yaoundé et faire suffoquer le Cameroun. Vivement que les principaux acteurs de ce jeu politique, soient toute ouïe.
© Alexis Yangoua


