13% à l’élection présidentielle de 2025, le RDPC devrait refaire son image à l’issue des prochaines élections municipales et législatives. Mais, l’ambiance de la dernière rencontre de la délégation permanente départementale a laissé transparaitre des fissures significatives dans les rangs. Votre journal en ligne dev-info237.com a ouvert ses colonnes à Michel Mombio Tchouenté, un militant de base du parti au pouvoir.
Dev-info237.com : Michel Mombio, vous êtes journaliste et militant du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Est il aisé d’arborer ces deux casquettes sans se mettre en porte – à – faux vis-à-vis de la déontologique du journalisme ?
Michel Mombio : Je ne pratique plus comme journaliste. Aussi, ce problème ne se pose-t-il me concernant. Toutefois, le bon journaliste, à condition du respect strict des règles déontologiques, peut militer dans un parti. Du temps où j’exerçais au journal Le Messager, j’étais le seul à détenir une carte du SDF. Cet encartement jamais, ne déteignit sur mon travail.
Dev-info237.com : Vous militez dans le département de la Mifi. Cette circonscription qui à l’élection présidentielle de 2025, avait offert seulement 13% de suffrages au candidat Paul Biya du RDPC. Aussi, de votre qualité d’analyste politique, quelles pourraient être les causes de cette déculottée du parti au pouvoir ? Récemment, le chef de la délégation permanente départementale du Comité Central a accusé l’égoïsme, l’arrogance et la suffisance de ses camarades.
Michel Mombio : En parlant d’égoïsme, d’arrogance et de suffisance, ce camarade se situe dans le champ sémantique des sentiments. Ces derniers n’ont pas de place en politique !
Cette sortie peut aussi trahir de sa part, un complexe d’infériorité face à certains camarades. Ce qui indiquerait la faiblesse de son leadership. Quoiqu’il en soit, La vraie raison de cette déculottée comme vous dites, est d’abord la guerre intestine aussi absurde qu’inutile, que se livrent les élites Bamougoum. C’est en effet dans ce village que notre parti a connu un vrai naufrage. Ils ont trusté le parti et l’ont tribalisé, pour disaient-ils, neutraliser le Patriarche Emmanuel NZÉTÉ. Ce dernier les a »laissés » comme on dit. Voilà le résultat : pendant que la Mifi sombrait, les Hauts Plateaux survolaient le scrutin avec 84 % ! Un résultat élogieux à mettre à l’actif du Patriarche.
Secundo, Sylvestre NGOUCHINGHÉ, néglige les cadres compétents que nous sommes, pour s’entourer de vieux fonctionnaires retraités et sclérosés. Ils sont des militants occasionnels et opportunistes.
Dev-info237.com : Nous sommes à six mois des élections municipales (probable) et législatives, dont les réalités sont différentes de celles de l’élection présidentielle. Mais, la base électorale reste sensiblement la même. Que doit faire le RDPC de la Mifi, pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets ?
Michel Mombio : Les Sylvestre NGOUCHINGHÉ et consorts doivent faire appel aux compétences autres que celles de leur village. Nous avons des idées à foison pour adresser les problèmes des populations, nos électeurs.
Je reste disponible. Mais n’étant ni mendiant comme les uns, ni mouchard comme d’autres, je reste dans mon coin. Je n’ai rien à perdre…
Propos recueillis par Alexis Yangoua

