Enseignement Supérieur : Bafoussam a droit à une École Supérieure Polytechnique.

« Vous avez la FASA, l’école la plus nationale du Cameroun…». L’argument qu’on opposait à l’ouest, lorsqu’elle lorgnait les autres régions bénéficiaires d’une École Normale Supérieure d’Enseignement Général ou Technique. « Vous avez l’IUT de Bandjoun… », lui était ensuite balancé sur le visage, alors qu’elle ruminait son amertume, en grommelant.

Entre temps, certaines universités d’État ont ouvert leurs facultés de médecine. Le projet de celle de Dschang, donc de l’ouest traînait dans les couloirs du ministère de l’enseignement supérieur. De passage par là, Etienne Sonkin, alors sénateur entend des susurres sur l’éventualité de création d’une faculté de médecine, à l’Université de Dschang ; mais avec pour base dans une ville du Sud.  La nouvelle est portée par les  parlementaires issus de l’ouest, sous fond de réclamations. Levée de boucliers et Dschang récupère sa faculté  de médecine. L’ENSET d’Ebolowa, aurait été créée quelques mois plus tard en guise de compensation.

Et Bafoussam alors ?

C’est le seul chef lieu de région ne disposant pas d’une université d’État ou même d’une grande École d’État. Pour taire ses bouderies, on lui rappelle ironiquement que l’IUT de Bandjoun est à Bafoussam. Les élites Bafoussam avaient misé sur la faculté de médecine, en faisant paraître sa sollicitation dans toutes les lettres de motion de soutien à Paul Biya. Ils avaient alors, en la construction du Centre Hospitalier Régional de Kouékong, un argument massue. C’était sans savoir qu’une autre définition camerounaise de « discrétionnaire », c’est l’ « irrationnel ».

Bafoussam a relancé une nouvelle doléance. Elle abonde dans certains discours politiques. C’est celle  de  la création d’une École Normale Supérieure sur son sol. Certainement une idée de ceux qui rêvent de voir leurs progénitures, arracher un matricule. Mais, combien d’enseignants  sont recrutés dans la fonction publique et que deviendront les non recrutés ?

Pourquoi pas une  École Supérieure Polytechnique ?

Le département de la Mifi seul produit annuellement des milliers de bacheliers des filières scientifiques et techniques. L’IUT de Bandjoun qui recrute à travers un concours national, retient à peine 800 pour le DUT et pratiquement la moitié pour les filières  BTS ; bien sûr, dans l’option payante comme dans le IPES. Quelques uns sont admis dans d’autres structures étatiques de formation, et une bonne frange, reversée dans les IPES, dont la plupart, sont critiqués pour la qualité approximative de formation qu’ils offrent aux apprenants.

Pour ceux qui veulent d’une école d’Etat à Bafoussam, par ce que semblerait – il, une institution étatique profiterait d’abord au terroir qui l’abrite ; nous leur suggérons la demande de l’École Supérieure Polytechnique, plutôt q’une École Normale Supérieure , qu’elle soit de l’enseignement général ou technique. De toute façon, tôt ou tard, l’Ouest aura son Ecole Polytechnique. Et si les élites du chef lieu de la région de l’Ouest continuent dans leurs mauvaises  options, un autre département le devancera dans les couloirs et s’accaparera du projet.  C’est ainsi que ça fonctionne sous le renouveau.

© Alexis Yangoua

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