La gestion de ces appuis laisse transparaître quelques manquements, susceptibles d’exposer les bénéficiaires à des sanctions prévues par la loi. Avant la phase de répression contre des indélicats, le ministère des finances a opté pour la sensibilisation et la formation, à travers l’organisation d’un séminaire de deux jours à l’intention des responsables des établissements bénéficiaires de l’Ouest.
Les 18 et 19 Juin 2026 à Bafoussam, une trentaine de fondateurs ou représentants de promoteurs d’établissements privés de la maternelle, du primaire, du secondaire et normal ont été outillés sur les généralités sur les subventions ; les modalités d’attribution de la subvention aux établissements ; la production du compte d’emploi relatif à l’utilisation de la subvention ; et évidemment, le régime des sanctions applicables à la gestion desdites subventions. La commission ministérielle conduite par Gaspard Ngahzi en a profité pour aider les responsables d’établissements à soigner leur gestion interne, la performance des apprenants en dépend.
Il leur a été martelé l’emploi de la subvention reçue de l’Etat. Elle est allouée uniquement pour complément du paiement des salaires des personnels administratifs et enseignants permanents; l’encouragement des établissements aux rendements scolaires performants ; le renforcement des capacités financières et infrastructurelles de ceux en difficulté ou situés en zones d’éducation propriétaire et la formation initiale et continue des personnels. L’objectif pour l’Etat étant de garantir la bonne mise en œuvre de sa politique publique en matière d’éducation.
Les subventions de l’exercice 2026
Aux établissements privés de la maternelle, du primaire, du secondaire et normal, le Ministère de l’Education de Base, a prévu une allocation de 3 200 000 000 f cfa ; soit 1,06% de son budget qui est 333 551 000 000 Fcfa. Et le Ministère des Enseignements Secondaires y a consacré 5 milliards Fcfa, représentant 3% de 595 233 000 000 Fcfa, son budget global.
©Alexis Yangoua

