Préfectorale : celle-ci représente- t- elle encore le MINSEP dans son arrondissement ?

On nous a appris que chaque gouverneur, préfet et sous préfet représente le gouvernement dans son ressort de commandement. Mais, le cas de Madame Ebelle Ngambi, sous préfet de l’arrondissement de Mbankomo est révélateur du gap qui peut exister entre l’assimilation de la littérature administrative et son application sur terrain. Me dira t on que le gouvernement camerounais est dans la rue, coincé entre le regard méprisant que les citoyens lui portent depuis quelques années, et le désordre au sein de la troupe conduite par le Chief Dion Nguté ; le « Premier des Ministres ».

Quand Madame le sous préfet a fini d’admettre la tenue sur son territoire d’une AG de la FECAFOOT, interdite par le MINSEP ; lorsqu’elle  y est arrivée avec les airs héroïques de la reine des Massagètes, se sent- elle encore représentant de tout le gouvernement ou celui de quelques membres du gouvernement ? Quels seront désormais ses rapports avec le délégué d’arrondissement des sports et de l’éducation physique ? Et si ce dernier décide de saborder son autorité, à qui adressera-t- elle ses observations ? Au Ministre Mouelle Kombi ou au Ministre Paul Atanga Nji ? Peut être directement au Président Paul Biya qui l’a nommée. Autant de questions auxquelles les réponses sont attendues des pratiquants de la gymnastique administrative.

Face à chaque agissement d’une autorité, frisant la  défiance d’une hiérarchie, il nous revient  ce chef de cabinet du gouverneur de la région de l’Ouest, qui avait méprisé publiquement un préfet. Cette scène est restée gravée dans les rétines. Deux semaines après, le préfet est nommé gouverneur de la région de l’Ouest. Chacun peut imaginer le malaise que  cet aspirant à la sous préfectorale a éprouvé à son poste, avant qu’un décret ne le sorte de là.

C’est aussi vrai que Mme le sous préfet de Mbankomo peut se servir du « bras long », pour devenir le patron de Mouelle Kombi Narcisse.

Tout compte fait, son patron le MINAT reste au centre  de cette bisbille gouvernementale qui n’a certainement pas encore livré son épilogue, malgré les discours et actes jubilatoires de certains camerounais.

©  Alexis Yangoua

 

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