AG / FECAFOOT : le MINSEP veut rétablir la confiance entre les institutions et les acteurs de base.

Une 8ème mandature présidentielle obtenue par césarienne, ne saurait commencer avec les pratiques qui ont compliqué sa gestation : la brimade des institutions par des hommes et femmes forts ; quelque fois aidés dans leurs élans inciviques par des nébuleuses installées au cœur de la Présidence de la République.

En demandant à la FECAFOOT de surseoir  à ce processus électoral dont l’AG du 29 Novembre était l’aboutissement, le ministre Narcisse Mouelle Kombi, tient à ce que les institutions gardent  leur prééminence sur les volontés individuelles. Et que cesse un tant soit peu, le droit de la force au détriment des faibles citoyens. La 8ème mandature de Paul Biya doit ramener  la République dans toute sa plénitude et renouer la confiance entre les institutions et les citoyens.

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La recente élection à la ligue régionale de l’Ouest aura été tout sauf un jeu démocratique. C’est sous les menaces  d’un coup de fil venu de Yaoundé, que les électeurs vont à pas de course, passer dans l’isoloir et ensuite à l’urne pour élire un candidat, qu’ils auront  contesté toute la journée. Ce forcing digne des règles qui régissent la jungle, va susciter l’ire du président de Fédéral Noun, candidat recalé.  Njoya Zounaydou qui avait été l’un des hommes de main de l’actuel président de la Fecafoot, quittera la tête de l’équipe mythique du Noun et se serait par la suite retirer des activités du football. Un autre imminent acteur régional et président d’un  club formateur de renom, va démanger de l’Ouest pour s’affilier à la ligue régionale du Centre.  Autant de dégâts que le MINSEP voudrait réparer.

Avec le soutien larvé de la CAF, FIFA et du TAS, cette Assemblée Générale du 29 Novembre 2025 pourrait toujours se tenir,  avec l’élection acquise de qui l’on sait. Mais, si l’Etat du Cameroun tient à sa souveraineté et son honneur  tant vantés, toutes ces  instances du football, finiront par se ranger et accepter la droiture. Pour ce faire, le SGPR et le MINFI doivent jouer le franc jeu. Certaines de leurs décisions ont semblé entretenir cette eau déjà trop trouble.

© A. Y

 

 

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