Le G20, entendu, le Groupe de 20 partis politiques dits d’opposition qui depuis 2018, ont soutenu la candidature de Paul Biya. Que valent – ils exactement ?
Politiquement, ils n’ont jamais rien valu. Selon le Conseil Constitutionnel, le candidat Biya est passé de 71% en 2018, à 53,66 % en 2025; avec cette bande de « 20 » partis politiques, dont les membres sont plus bruyants à la veille de l’élection présidentielle, qu’actifs sur le terrain.
Qu’ont-ils apporté à Paul Biya ?
Sauf pour des pratiques relevant de l’irrationnel, qui font partie du jeu politique, le G20 n’a rien apporté au candidat Paul Biya. Il a plutôt contribué à sa chute de plus de 17 points par rapport à 2018. D’ailleurs, le candidat du RDPC a perdu dans leurs localités respectives, qu’elles soient politiques ou d’origine.
À l’image du renard de Jean de la Fontaine, le G20 n’a que du bruit médiatique et des laudations à offrir à Paul Biya, pour avoir son fromage (postes au gouvernement et PCA quelque part). Sur les plates formes d’échanges, telle une poule couveuse, ils agressent et dénigrent les leaders d’opposition ; pour plaire au champion du RDPC. Ils ont fait de leurs anciens compagnons, leur fonds de commerce.
Le G20 et la paresse politique
Les camerounais de tout bord, s’accordent à dire que Paul Biya doit faire le ménage autour de lui, commençant par le centre. Au niveau de la périphérie, entre autres encombrants que Paul Biya devra libérer, il y a ce G20.
Le G20 est le prototype de la paresse politique. Ces hommes et femmes « leaders », conscients de leur incapacité à se défendre sur la scène politique ou de pouvoir gagner un siège de député ou conseiller municipal, deviennent des griots aussi zélés et insultants, que les extrémistes hégémoniques du RDPC. On en a vu, allant jusqu’à arborer la tenue du parti au pouvoir , alors qu’ils n’en sont pas militants.
Supposée main tendue de Paul Biya
Main tendue pour reconstruire d’abord la confiance entre le sommet de l’Etat et la base ; entre les institutions et les citoyens. Le Président de la République et président national du RDPC doit piocher parmi les compétents. S’il doit choisir les acteurs politiques pour meubler son régime, même à usage décoratif, il devrait les recruter parmi ceux qui font leurs preuves sur le terrain politique. Le G20 n’en dispose pas. Même ses nouvelles recrues sont des tonneaux dépourvus de leur contenu. Le patron du RDPC devrait cesser d’encourager la nullité et la paresse politique, en ouvrant les portes aux oisifs politiques.
Grandiloquent depuis 2018, le G20 doit présenter son bilan de la mandature, à Paul Biya et lui dire pourquoi, il a contribué à la mauvaise performance du candidat du RDPC à la dernière présidentielle.
Autant essayer avec la Société Civile pro régime. D’ailleurs, certains militants et cadres du PCRN expriment leurs désirs de voir leur leader intégrer le gouvernement. C’est un jeune qui a démontré ses aptitudes sur le terrain politique et dont le recrutement peut crédibiliser l’image ternie du RDPC et son leader ; mieux que ces « politiciens » du G20.
Aussi, le RDPC peut mettre un bémol sur son orgueil peu productif même pour son devenir, pour s’accorder avec certains opposants radicaux. Leur présence dans le nouveau gouvernement ( s’il arrive) peut impulser le minimum de changement exigé par la majorité des camerounais.
Avec un regime dont les initiatives ne sont pas axées sur les résultats et où tout est saupoudrage pour le maintien du pouvoir , il y aura toujours des loups voulus, comme ce G20, dans tous les secteurs. Malheureusement
© A. Y

