Après Bafoussam et Mbouda, le 30 Avril 2025, Bandjoun a abrité la 3èmeédition de la plateforme régionale de concertation permanente entre élections Cameroon et acteurs du processus électoral de l’ouest. Une rencontre organisée en prélude des élections de 2025 et 2026 . Il était ainsi question de penser les voies et moyens pour les élections apaisées, inclusives et transparentes.
L’identification des entraves au bon déroulement des élections, et les propositions de solution y relatives, ont fait l’objet des travaux en atelier et des échanges qui ont suivi la présentation des synthèses des débats en groupes. Entre autres problèmes relevés par les participants ; la délocalisation des bureaux de vote qui seraient encore logés dans certaines chefferies traditionnelles, des casernes militaires (cas de Btap de Koutaba) ; plus de lisibilité sur le vote des hommes en tenue et autres fonctionnaires en mission à l’Ouest, au moment des élections ; vétusté des kits d’inscription. Mohamadou Boubakar, membre du conseil électoral Elecam a rassuré les acteurs quant à la résolution progressive des difficultés, qui relèvent de la compétence d’Elecam.
Malgré un petit parfum de suspicion, les acteurs se sont mis d’accord sur la plupart des aspects, notamment la nécessité d’intensifier les inscriptions sur les listes électorales et le retrait des cartes d’électeur dont le stock disponible est de : 87 166 au 25 Avril 2025 sur un total de 99 921, dont 76 162 nouvelles reçues en 2025. Les stratégies d’optimisation de leur distribution ont été suggérées.
Du rapport présenté par Abdoullahi Boboe, délégué régional d’Elecam pour l’Ouest, il ressort aussi que la région compte 880 392 inscrits. 20 208 nouveaux enregistrés jusqu’au 29 Avril 2025. Le Noun arrive en tête avec 5 523, suivi de la Mifi avec 4 870, 3 405 pour la Menoua. Le Haut Plateaux ferme le classement avec seulement 821 nouveaux inscrits. 1 992 demandes de radiation.
Plusieurs participants y compris SM Maurice Tchio, président de l’association des chefs traditionnels de l’Ouest, ont évoqué Dieu et les ancêtres auxquels tous doivent adresser les prières avant, pendant et après ces élections. Preuve que les signaux longtemps larvés, que émet le peuple, sont désormais perçus par plus d’un. Chaque acteur est ainsi appelé à jouer sa partition avec impartialité.
© Alexis Yangoua

