C’est le passage poignant du discours du Dr Ouassouo Passang, Directeur du Centre Hospitalier Régional de Bafoussam ; au cours de la première journée d’excellence, qu’il a bien voulu organiser, pour encourager ses collaborateurs. Des prix ont été remis aux meilleurs de tous les services ; pour plus d’une vingtaine de lauréats. À ceux là, il faut ajouter un prix spécial au Comité d’organisation, présidé par le Dr Ngeugoue.
La courbe exponentielle des malades de l’AVC
« Chaque jour dans cet hôpital, en moyenne, nous recevons 2 malades victimes d’Accident Vasculaire Cérébral. Je dis chaque jour. Cela veut dire qu’au bout d’un mois, on a 60 cas. Et ce problème s’amplifie. Il est préoccupant… » ; martèle le Dr Ouassouo Passang, d’un ton incisif.
Face à cette situation d’une gravité inouïe, le Directeur du CHR de Bafoussam, a élaboré un plan d’action en collaboration avec certains hôpitaux. Il s’agira entre autres de la formation du personnel. Déjà, dit- il, 3 collaborateurs de la neurologie ont été déjà en France pour un renforcement de compétences. S’y rendront aussi, quelques uns du service de l’imagerie. Il sera question et de manière urgente, de « mettre en place une unité de prise en charge de pathologie de neuro vasculaire » ; précise le Dr Ouassouo Passang, par ailleurs chirurgien des hôpitaux.
Le second plan consistera à la sensibilisation du public. Pour une communication intensive , le Directeur du CHR et ses partenaires, entendent y impliquer les enseignements primaires pour une information et éducation à partir de la base. Les leaders d’opinion et la société civile en général seront fortement associés à la mise en oeuvre de ce plan d’action.
« Nous finirons par réaliser deux (2) choses que nous soyons capables de faire. Premièrement, la Radio interventionnelle et deuxièmement, La thrombolyse » ; projette le Directeur du Centre Hospitalier Régional de Bafoussam.
Nous sommes ainsi face à un vaste chantier qui nécessite une solution transversale. Toutes les tranches de la population et personnes de toutes les couches sociales, sont susceptibles d’être atteintes par ce phénomène rampant et dont les causes sont multiples et variées.
© Alexis Yangoua










