UDC : le PACTE RÉPUBLICAIN pour aborder les élections locales.

Les élections municipales et législatives sont les prochains enjeux politiques majeurs. « Quand auront-elles lieu ?  Est-ce qu’elles auront encore lieu ? ». Autant de questions que se posent certains citoyen(ne)s camerounais, un peu émoussés par la récente trituration de la Constitution et du code électoral. La réponse relève de l’évidence. Le Cameroun ne pourra pas se passer des élections municipales et législatives. Elles seront organisées courant 2027.

L’UDC suggère

Fidèle à son esprit de rassemblement, de consensus et d’Agir Ensemble, l’UDC propose le Pacte Républicain aux autres oppositions. C’est d’ailleurs l’une des résolutions de la rencontre politique tenue à Foumban, le 11 Avril 2026. Elle avait réuni  les membres du  Bureau Politique et ceux du Bureau Exécutif National. A l’instar de la plate forme oppositions/ OSCs qui avait pour mission d’élaborer une proposition de code électoral consensuel, et dont Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, Président National de l’UDC ; était le porte parole, le Pacte Républicain, tel que pensé par le parti de la houe, devra réunir les leaders des partis politiques et  la société civile.

Le Pacte républicain : laboratoire des  stratégies

Le Pacte Républicain n’est pas nouveau. En vue de faire face aux fraudes électorales massives imputées au RDPC, lors de l’élection présidentielle de 2011, sept leaders de l’opposition et candidats à cette élection, avaient décidé d’un cadre devant leur permettre de réunir leurs stratégies de lutte. Ils lui donneront la dénomination de « Pacte Républicain ». Les textes de base seront élaborés par un comité scientifique coordonné par Hilaire Kamga, alors membre de la société civile.

Le Pacte Républicain version 2026, suggéré par l’UDC, est également une plate forme politique, à laquelle sera associée la société civile. Elle sera un espace d’élaboration des stratégies pour la couverture territoriale des prochaines élections législatives et municipales. Relevons qu’à chaque élection législative après celle de 1992, le RDPC gagne près 30% de sièges de député sur tapis vert ; aucune opposition n’ayant pas pu présenter des listes dans un bon nombre de circonscriptions. Idem pour les municipales. Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, voudrait donc que les partis politiques d’opposition unissent leurs forces, leurs stratégies et moyens afin que toutes les circonscriptions électorales soient concurrentielles. L’objectif étant d’œuvrer ensemble afin que  l’opposition obtienne la majorité des sièges au parlement. Bien sûr que le consensus sera difficile, voire impossible pour certaines circonscriptions où chaque opposition, se verra  capable de gagner, les égos habituels existeront ; mais, il sera question de les atténuer afin de permettre aux électeurs engagés, d’opérer des choix judicieux.

L’UDC croit à une mutualisation des forces de l’opposition, pour l’avoir expérimentée dans la circonscription du Wouri Centre  en 2007. Son soutien au MP avait permis à son président national, Jean Jacques Ekindi, d’obtenir 22%. Ce qui lui avait permis d’arracher un siège de député.

© Alexis Yangoua

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