Présidence du Conseil Régional : Cathy Meba veut entraver le machisme en cours de reconduction.

Après le 30 Novembre 2025 et la proclamation des résultats de l’élection des conseillers régionaux, place à la session de plein droit, devant permettre la mise sur pied des nouveaux  bureaux de conseils régionaux.

Ce sera le 16 Décembre 2025

Selon le Code Général des Collectivités Territoriales  Décentralisées, la session de plein droit, en vue d’élire les bureaux des conseils régionaux doivent se tenir le 2ème Mardi suivant la proclamation des résultats ; soit le 16 Décembre 2025.

La première mandature qui se ferme avec la prochaine session de plein droit, avait été tenue par des hommes. Aucune femme président de conseil régional, encore moins un jeune, tout comme chez les gouverneurs. Une autre curiosité camerounaise. Pourtant, dans ses discours, Paul Biya, président national du RDPC et Chef de l’Etat, a toujours laissé  croire qu’il tient  cette frange de la population comme à la prunelle de ses yeux.

A quelques jours du choix ou de l’élection des bureaux des CR et surtout de la « nomination » de l’exécutif de ces institutions décentralisées, courent des rumeurs selon lesquelles les présidents sortants ont tout verrouillé pour être reconduits. Ces sources indiquent que pendant 5 ans, ils auraient amassé des trésors pour huiler les réseaux campés à la présidence de la République.

Femme courage

Cathy Meba, la conseillère régionale du Sud, comme toute  vigoureuse, a décidé d’oser  là où certaines de ses sœurs frissonnent de peur. La peur de dire que la femme peut aussi être président de conseil régional au Cameroun. Elle entend challenger Emmanuel Mve Elemva, le président sortant, qui comme la plupart de ses collègues, n’a pas prouvé  qu’il a la capacité de faire au-delà de la dotation générale des collectivités décentralisées ou du FEICOM.

Elle  semble  porteur de cette vision dont le sud a besoin pour son réel développement. Des sources majeures  proches de cette partie du pays, attestent qu’elle jouit d’une certaine crédibilité auprès de la diaspora native ou adoptive de sa région ; pas par ce qu’elle est la nièce de Paul Biya, mais de son dynamisme dans les milieux associatifs. La diaspora camerounaise est une niche qu’aucun président sortant n’a pu convaincre.

Cathy Meba, en veut. Que ses intentions retentissent dans les oreilles de Paul Biya, le Président National du parti, comme le désir des femmes et jeunes camerounais d’être ausssi au gouvernail des conseils régionaux.

D’une libre concurrence, sortiront les présidents des conseils régionaux, légitimes et conscients de l’obligation de rendre compte aux conseillers municipaux et à la population. Les sortants ont agi durant 5 ans tels  des DG  sous les tropiques, qui doivent leurs positions, pas à l’organe délibérant qu’ils ont quelque fois nargués ; plutôt aux lobbies qui les ont investis. Ils sont d’ailleurs perçus comme l’une des faiblesses du RDPC. Certaines oppositions prieraient même qu’ils soient tous  reconduits.

© Alexis Yangoua

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