« Des informations concordantes disent que le maire de la ville à a ordonné l’arrêt des travaux engagés en urgence par Arab Contractor qui a accepté voler au secours à la demande du MINHDU, et va curieusement accorder 2 mois de prolongation des délais à l’entreprise défaillante. Deux mois quand on sait que le Pape vient le 15 avril. Pour le faire il va mobiliser les forces de l’ordre qui vont se livrer à une barbarie sur le chantier.
Face à la réaction de la mairie de ville, le MINHDU va faire une descente de conciliation pour mettre les 2 entreprises ensemble et dire au représentant du maire l’importance et l’urgence de faire cette route unique plan A du pape.
Après cette concertation, les travaux vont reprendre avant d’être à nouveau interrompu ce 20 mars par les agents de la mairie de ville accompagnés des policiers
À la surprise générale leur descente va donner lieu à des scènes de violence inacceptables.
Des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé se sont illustrés par des actes d’agression à l’encontre des employés d’Arab Contractors. Certains d’entre eux ont dû être admis dans des formations sanitaires de la capitale, plombant les résultats attendus ».
Ci-dessus l’extrait d’un article de camer news, au sujet de la vidéo virale, dans laquelle le MINHDU, exprime son courroux. Les raisons sont connues. (Confère l’article du journal en ligne dev-info237. com). Selon nos sources proches du ministère, les informations de ce journal, sont exactes.
Sous réserve de la version du maire de la ville de Yaoundé, la démarche entreprise par le MINHDU et décrite dans cet article, répond au code d’attitude que devraient adopter les acteurs de la décentralisation. Cela ne pouvait en être autrement, Célestine Ketcha Courtès a été maire (de Bangangté). Elle maitrise les contraintes d’un édile, ainsi que les limites d’une tutelle ; quelle soit locale ou centrale. Elle les a pratiquées.
Une loi aussi bonne et parfaite que l’inspiration divine, ne connaitra une application sans histoires, que si les maillons de son exécution, évoluent dans un cadre de collaboration dénué d’égos.
Le maire de la ville de Yaoundé, Luc Messi et certains maires d’arrondissements de cette communauté urbaine, développent très souvent des agissements nuancés à l’égard du Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain. Dans cette affaire, contrairement à ce que l’on pense et dit, cette exposition semble plutôt avoir démontré la détermination du ministre Ketcha Courtès. Certes, ce projet serait financé sous fonds budget de la Communauté Urbaine de Yaoundé. Mais, l’entité du maître d’ouvrage semble ne pas disposer pour le moment, les moyens pour satisfaire Geneg – Cam; l’entreprise qu’elle avait engagée et dont la défaillance aurait contraint le MINHDU à louer les services d’Arab Contractors.
Pourquoi dans ce cas, le maire a-t-il recouru à la force, là où la concertation, aurait pu être la voie idoine ? Par exemple, maintenir le contrat avec Geneg – Cam ; mais sur un autre tronçon de la ville de Yaoundé, sachant que les fonds MINHDU couvriront les travaux à problèmes. Pourquoi se crêper les chignons sur ce tronçon, alors que plusieurs axes de la capitale sont dans un piteux état.
Avec l’arrivée du Pape et l’accueil de la rencontre de l’Organisation Mondiale du Commerce, madame le MINHDU est sous pression, par rapport aux défis de son département ministériel. Toute défaillance dans le dispositif urbain, lui incombe directement. Le maire Luc Messi et ses collègues de Bamenda et Douala devraient le savoir. C’est à eux de remonter les informations au MINHDU, afin que les correctifs soient apportés aux manquements constatés.
Bien sûr, certains camerounais se demandent bien pourquoi ces travaux n’ont pas été réalisés plus tôt « Donc, ils attendaient le Pape pour arranger les routes », serinent – ils. Ce sont des points de vue.
© Alexis Yangoua

