La crise post électorale : une autre cause de la saignée des enseignants.

Dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 Octobre  2025, cette frange de fonctionnaires, a été l’un des plus actifs des acteurs, impliqués dans le mouvement de changement contre le régime de Paul  Biya; et porté par Issa Tchiroma Bakary. Ils disent depuis lors, être traqués jusque  dans leurs établissements.

Seulement pour le 1er semestre de l’année 2025 en cours, 286 enseignants ont abandonné leurs postes de travail dans la région de l’Ouest.  Plus de 150 dans le secteur  de la santé. Le gouverneur l’a encore évoqué avec emphase, au cours du Comité de coordination administrative du 3 Décembre à Bangangté. Awa Fonka Augustine a comme par le passé, dénoncé la complicité des hiérarchies desdits enseignants.

A la mauvaise condition de travail, s’y est ajoutée la crise post électorale.

On entend dire« Ce sont les alibis pour partir…  ».  Les syndicats des enseignants dont le Syndicat des Enseignants du Cameroun pour L’Afrique – SECA, le Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun (COREC), ont régulièrement  dénoncé la recherche et la traque des enseignants, par des hommes en tenue, déguisés en civils disent – ils. Les membres de ces regroupements toujours en première ligne,  des revendications des meilleures conditions de travail des enseignants, avaient été engagés massivement dans le contrôle de vote, pour le compte du candidat Issa Tchiroma Bakary.

Selon  Samory Touré Tenkeng, le porte parole de COREC/SECA, certains de ses camarades sont  dénoncés et d’autres  avaient été  interpellés: TOUSSE Jackson, ASSOAH ETOGA Roland, TITCHO Florence, pour ne citer que ceux là.

Enseignants camerounais en clandestinité.

« Pour sauver leurs têtes, ils sont contraints de se cacher et de quitter le pays », réagit Tenkeng Samory Touré  qui reconnaît les statistiques avancées par le gouverneur de la région l’Ouest.  Et il  précise au passage  que plus 12 000 enseignants ont déjà déserté, pas seulement pour le Canada. Il y en a qui officient dans les pays africains où les conditions de travail sont nettement meilleures qu’au Cameroun.

Le porte parole de COREC/SECA relève avec force que l’une des causes de l’accélération de la saignée dont l’autorité administrative fait allusion, est directement liée à la crise post électorale.

L’ardent  syndicaliste évoque aussi la « fermeture » des  l’Ecoles Normales Supérieures. Il indique que dans 5 ou 6ans,  les consèquences  de cette décision du régime seront néfastes pour le secteur des enseignements secondaires, déjà à la lisière, d’une  crise aiguë de personnel. Car, dit – il, à ces départs volontaires et forcés d’enseignants, il faut ajouter ceux qui sortent du circuit pour leur retraite.

© Alexis Yangoua

 

 

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