Toute initiative à même de frustrer et exacerber la crise qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud Ouest, doit être entreprise avec prudence et tact. Pas qu’on devrait céder à toutes les idées, même capricieuses venant de cette partie du pays dont certaines localités restent sous contrôle des hors la loi. Un député et un délégué régional y ont rendu leurs âmes au créateur. Assassinés dans le cadre de la crise post électorale dit on, en réaction aux PVs qui auraient été falsifiés en faveur du candidat Biya.
Football comme ciment national
Même aux tréfonds de leur maquis ambazonien, les séparatistes ont souvent trouvé le temps de regarder les matchs capitaux des Lions Indomptables du Cameroun, disaient-ils de la « République ». C’est la seule tache restée indélébile sur leurs subconscients pourtant réfractaires au Vert – Rouge – Jaune National et aux agents de l’Etat.
A notre connaissance, les équipes de football de ces régions, n’ont jamais été véritablement la cible des séparatistes, alors que, même les enfants de la maternelle, n’ont pas pu susciter leur pitié.
La création de l’Association Camerounaise de Football 7
Cette menace est proférée des régions du Nord-Ouest et du Sud Ouest, si l’exécutif actuel de la Fecafoot persiste dans son désir d’organiser l’Assemblée Générale du 29 Novembre 2025. Le Minsep Mouelle Kombi l’a relevée dans sa correspondance du 14 Novembre, adressée au Minat, Paul Atanga Nji. Il ne s’agit pas ici, d’un simple trouble à l’ordre public où le gaz lacrymogène de la police, suffirait pour faire partir les manifestants; plutôt d’une situation qui pourrait servir d’alibi aux bandes armées. La FECAFOOT pourrait alors traîner les flammes qui brûlent depuis près de 10 ans, dans un domaine jusque là, resté noble.
La CAF, la FIFA ou le TAS, imperturbables dans leur surdité approbatrice des insuffisances de l’instance faîtière du football camerounais, ne disposent d’aucun moyen pour éteindre ce feu, que ses agents locaux auront mis dans le NOSO. Bien au contraire, ils pondront un communiqué ponce pilatiste à l’adresse du même gouvernement, dont l’anticipation sur cette crise, aura été taxée d’intrusion dans les affaires privées de la fecafoot. C’est maintenant qu’ils doivent prêter une oreille attentive aux griefs du ministre en charge des sports. Et là, les panafricanistes Biyaïstes ont perdu leur latin.
Par solidarité gouvernementale si elle en existe encore, le ministre Paul Atanga Nji doit faire reculer son collaborateur de Mbankomo, le temps que les acteurs du football aplanissent leurs différends.
Et d’ailleurs, comment le sous préfet a-t-il pu valider l’organisation de cette AG conflictogène, alors que le MINSEP a désapprouvé le processus électoral ? Est- il le représentant de l’ensemble du gouvernement dans son arrondissement ou représentant d’une faction du gouvernement ? Que pense réellement le MINAT ? On en saura davantage dans les jours à venir. La solidarité gouvernementale est en péril.
Si en 4 ans, le président de la FACAFOOT a révolutionné le football et a satisfait ses acteurs, comme le clament ses affidés, même face à 10 candidats, il l’emportera sans ambages.
(C) Alexis Yangoua

