Depuis la nuit du 25 Janvier 2026, certaines vidéos aux contenus politiques font le tour de la toile. On y voit une bande de jeunes baraqués, aux biceps tonifiés qui fairaient d’eux des champions de Catch ou de la MMA. Ils réclament la libération de leurs camarades qui seraient en prison depuis 2019, du fait de Maurice Kamto, président national du Mouvement pour Renaissance du Cameroun (MRC). Geste sans lequel, ils ne permettront le moindre rassemblement des militants et sympathisants de ce parti politique d’opposition, dans cette localité du pays. Selon les sources concordantes, la scène s’est passée à Mbouda.
Contexte de l’incident
L’authenticité de ces images virales est confirmée par un responsable local du MRC. Ce brouhaha d’un autre âge suivi d’une brutalité inouïe, se passe le 25 Janvier 2025 à Mbouda, alors que les membres des structures de la Fédération Départementale MRC des Bamboutos, étaient réunis dans le cadre de leur traditionnelle assemblée. Ils sont brusquement stoppés par ces jeunes qui d’un coup se réclament militants du MRC, d’un autre, des « hommes en tenue », nous rapporte notre source. Notons que cette assemblée avait été déclarée par le départemental de ladite Fédération et récépissé obtenu du sous préfet de Mbouda (voir document ci- dessus).
Une alerte sérieuse de ce qui pourrait arriver
Les organisateurs de cette cérémonie dûment « autorisée », s’offusquent du mutisme des autorités et des hommes en tenue, qui auraient dû intervenir pour éloigner ces camarades d’un autre genre. Cet incident prémédité doit être enregistré comme élément de la crise pré électorale de 2026, même si la convocation du corps électoral est attendue.
Les autorités de l’arrondissement de Mbouda et du département des Bamboutos doivent en profiter pour anticiper. Cet incident constitue les prémisses d’un désordre majeur qui pourrait entrer dans sa phase paroxysmale avec la convocation très prochaine du corps électoral, pour les législatives et les municipales. Ces actes d’intimidation pourraient déboucher sur des affrontements de grandes envergures ; et selon la cadence, pourraient se retourner contre les auteurs et leurs commanditaires.
Cas de Foumban en Février 2020
On en a connu à Foumban peut avant l’élection du 09 Février 2020. Les décideurs n’avaient pas cru nécessaire d’étouffer les velléités pourtant très prononcées. Croyaient – ils devant créer le tort à l’opposition ? Malheureusement, une partie du peuple préparait sa riposte en sourdine et les suivait avec les aptitudes du chasseur de biche. Le 09 Février 2020, l’irréparable va se produire dans un bureau de vote où ces jeunes, selon les témoignages, avaient voulu mener des actions de fraude électorale en faveur d’une partie. Trois d’entre eux y perdront la vie. Ils seraient encore en vie, si les autorités locales avaient joué leurs partitions.
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