Conseil Régional Ouest : contentieux UDC- RDPC- Minddevel. Au-delà du droit

L’Union Démocratique du Cameroun avait été déçue par le refus catégorique du RDPC, d’admettre les militants d’autres partis politiques d’opposition, dans le bureau du Conseil Régional de l’Ouest. Une réédition d’un comportement qui avait perturbé la première mandature. Mais, les adeptes des eaux troubles n’en ont cure. À travers son mandataire, Mfopou Aboubakar, le parti de la houe avait saisi le tribunal administratif par un recours aux fins de l’annulation de l’élection dudit bureau du Conseil Régional ; selon l’article 309 de CGCTD. L’Audience a eu lieu le 21 Janvier 2026 à Bafoussam.

Trois (3) griefs sont relevés et ont été défendus par le mandataire et Me Christopher Ndong Nveh, le  conseil du réquérant. Il s’agissait du non respect de la sociologie qui de l’avis de l’UDC, doit tenir compte de la composition politique du Conseil régional ; la violation de l’article 307.  Le plus jeune des conseillers régionaux qui avait accompagné le doyen d’âge lors de la session de plein droit du 16 Décembre 2025, n’en était pas ; l’intrusion d’un membre du gouvernement dans le processus électoral : Gaston Eloundou Essomba.

En face, madame Julienne Pepelie Majoupe, le 1er vice président du conseil régional représentant l’institution  et monsieur Kamdem, le chef service juridique du ministère de la décentralisation ; dont les arguments vont s’aligner sur ceux de la collégialité. Pour eux, et nomment pour le président du tribunal, les jurisprudences dont quelques unes seront lues, excluent la prise en compte de la composition politique de l’organe délibérant du CR, de la sociologie telle que dispose la loi.

« Le plus jeune du conseil régional qui est votre camarade, avait boycotté l’élection du bureau… », a lancé un membre de la collégialité, pour répondre au grief selon lequel le plus jeune n’avait été pris en compte. Quant à la présence du ministre Gaston Eloundou Essomba, porteur officieux du pli fermé, les magistrats ont convoqué le caractère public de la session de plein droit.

Le mandataire et son conseil mettront du leur pour trouver les moyens conséquents. « Le RDPC n’a jamais gagné. Il perd à tous les niveaux, mais gagne, par ce qu’il peut compter sur les outils de l’Etat, même sur la justice » ; a martelé Me Christopher Ndong Nveh. Une déclaration qui a fait bondir  le président du tribunal de son siège. « Me, vous êtes aussi de la justice… » a-t-il répliqué avant d’introduire le procureur.

Ainsi, après débats et réquisition du ministère public, le président du tribunal Simon Sone va juger le recours recevable ; mais rejeté sur le fond pour défaut de preuve. Quant au recours additif aux  fins de suspension du bureau du CR, le tribunal s’est déclaré incompétent. Il est du ressort de la juridiction présidentielle.

La morale, l’éthique, le sens du partage et surtout la concertation en politique, sont entre autres messages que l’UDC a voulu passer au MINDDEVEL, au RDPC de l’Ouest et au public.

« Nous avons le moral haut. Nous avons montré aux yeux des camerounais, combien de fois le régime RDPC est dictatorial et veut tout confisquer au Cameroun. Tout pour eux et rien pour les autres. Cette audience a démontré l’égoïsme, l’égocentrisme du RDPC , qui continue avec un bureau monocolore ; tous du RDPC et les autres partis politiques, l’UDC,  le MPC et l’UMS qui sont sortis de cette session de plein droit, sans poste au bureau du conseil régional, sans poste dans les commissions.

Le peuple camerounais doit se préparer et participer  fortement aux  échéances électorales à venir, par ce qu’il faut arracher le Cameroun à ceux qui l’ont confisqué. Il faut la majorité pour qu’on ait de bonnes lois, pour qu’on puisse entrer dans nos lois pour y enlever des vides juridiques. Il y a trop de vides juridiques dans les lois camerounaises », a réagi Aboubakar Mfopou, le mandataire de l’UDC.

Notons que l’UNDP, perdant dans la région de l’Adamaoua est tout de même présente  dans le bureau du conseil régional. Elle occupe l’un des postes de secrétaires et questeurs. Alors que les  conseils  régionaux de l’Ouest et du Nord, font figure d’avares  ou « Bobo et mange TOUT».

© Alexis Yangoua

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *