BIP 2026 Ouest : les CTD tenues par le RDPC contrôle la part du lion.

L’idée ici n’est pas de laisser croire que la quantité et la qualité des projets, validés et transférés, sont fonction de la couleur politique des élus et dont ceux du RDPC, auraient une faveur instituée. Que non. Ce ne serait d’ailleurs pas vrai. Bien sûr, certains ministres nombrilistes au destin lié à la politique politicienne, font des efforts pour transférer plus aux communes dirigées par leurs camarades de parti. Ils croient pourvoir leur fournir des arguments pour la campagne électorale. Ce sont des cas isolés. Globalement, chaque chef de l’exécutif se bat avec ses propres moyens et ses relations, pour obtenir ce dont il a besoin pour sa population.

Les maires et présidents des conseils régionaux, sont de plus en plus initiateurs de leurs projets.

Les projets sont élaborés et maturés sous la conduite des maires et présidents des conseils régionaux. Les idées de projet et projets sont rassemblés dans le Plan Communal de Développement et Plan Régional de Développement pour les régions. C’est de ces documents que sont tirés les BIP. Les Projets d’Investissement Public, parachutés du sommet des ministères, sont de plus en plus rares.

Seules  9 /4O des communes sont gérées par les maires issus  de l’opposition

C’est le corollaire des résultats obtenus à l’issue de l’élection municipale du 09 février 2020. On peut dès lors  questionner la contre performance de l’opposition. Cet échec prend source dans sa faible occupation territoriale  et surtout du peu d’intérêt qu’elle y avait accordé en 2020. Ainsi, courant mandat 2020 – 2025, rallongé jusqu’au 31 Mai 2026, l’opposition s’est presque exclue de l’animation des cités de la région de l’Ouest, se contentant de sa posture de spectateur -critiqueur. Pourtant, bien qu’institutions étatiques, les communes et régions, de par certaines dispositions de la loi qui les régit, sont des espaces pouvant  permettre aux partis politiques, d’expérimenter quelques axes de leurs projets de société.

Sur 40 communes et 1 ville de l’Ouest, l’opposition gère 9, soit 22%.  Bafang et Banwa (Haut Nkam) pour l’Union des Mouvements Socialistes (UMS), Banka (Haut Nkam) pour le Mouvement Citoyen National Camerounais (MCNC) et dans le Noun,  6 communes pour l’Union Démocratique du Cameroun (UDC).

Etats des BIP  selon les catégoriques  politiques.

En cet exercice 2026, un Budget d’Investissement Public, d’un montant de 24 634 847 993 francs CFA, a été alloué aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) de l’Ouest. Les partis politiques d’opposition sus cités, ont un impact sur seulement 3 531 341 807 francs CFA, contre  21 103 506 186 francs CFA pour le RDPC535 000 000 francs CFA pour les deux (2) communes de l’UMS ; 452 000 000 francs CFA pour la commune de Banka du MCNC ( MPC) et 2 644  341 807 francs CFA pour les 6 communes UDC du Noun.

Comme on peut le constater, à l’Ouest, l’opposition contrôle une portion congrue du BIP. Ce qui réduit son influence sur le terrain. Le réalisme politique voudrait qu’un parti qui ambitionne la magistrature suprême, le Premier Ministère et l’Assemblée Nationale, devrait commencer par glaner le maximum de petits pouvoirs.

Le contrôle et le suivi de 24 634 847 993 francs CFA, seront  l’un des enjeux de la prochaine élection municipale dans la région de l’Ouest. Les exécutifs communaux élus entreront en fonction sous ce budget.

« Allez vous inscrire sur les listes électorales. Allez retirer vos cartes électorales pour 2026 »

© Alexis Yangoua

 

 

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