Bafoussam: l’an 78 de l’UPC sous fond de l’union de l’opposition

L’Union des Populations du Cameroun(UPC) abrite fièrement l’âme immortelle du Cameroun, en dépit de ses fragmentations. Le décès troublant d’Ekane Anicet, le président du MANIDEM, dont le nombril était resté connecté  à l’UPC, semble avoir retenti comme l’hymne à l’union des oppositions. C’est ce qui se dégage du 78ème anniversaire du parti, célébré le 10 Avril 2026 à Bafoussam.

Eclador Pekoua, le Secrétaire Général de l’UPC, a réussi le pari d’avoir autour de lui et de partager le gâteau d’anniversaire avec, l’essentiel des partis politiques d’opposition au  Cameroun. Le Mouvement Populaire pour le Changement (MPC) de Joseph Clovis Nguessieuk était représenté par Stéphane Rivel Nguemalieu, le départemental de la Mifi ; le RDPF -KUMZE, par son Secrétaire Général ; le Social Democratic Front (SDF), par une équipe conduite par Maurice Dzeudié, le président régional pour l’Ouest ; Maître André Marie Tassa, chef de la délégation du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et l’honorable Adamou Koupit, la locomotive des émissaires  de l’Union Démocratique du Cameroun(UDC), a porté la parole de Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, le Président National du parti.

L’UPC, un exemple de résistance et de résilience

Charcutée par la légèreté de certains de ses fils et filles, et surtout par l’appât du système gouvernant et son régime, l’UPC tient comme roseau, qui n’a pas omis les raisons de son existence  « C’est sa résilience qui marque. J’aime à le dire, l’apartheid a duré le temps que ça a duré, la traite négrière également. L’UPC nous montre que 78 ans restent dans le combat et nous pensons que, autant, on peut gagner très rapidement un combat, autant, on peut perdre beaucoup de temps dans un combat, l’essentiel étant d’atteindre l’objectif. C’est-à-dire, lutter permanemment et parvenir au changement que nous recherchons » a relevé Me André Marie Tassa du MRC.

Le ton des discours

C’était à la fois une célébration et une commémoration couplées  à l’hommage de l’UPC à l’un de ses progénitures : Ekane Anicet qui est « en réalité un marqueur de la démocratie et de la vie politique au Cameroun. N’en déplaise à ceux qui veulent salir sa mémoire en bloquant ses obsèques, il est un héros de la démocratie au Cameroun et un digne ouvrier de la construction nationale »,a martelé le SG, Eclador Pekoua dans son discours de circonstance.

Le contexte de la mort et le trouble autour des obsèques du président du MANIDEM, la prorogation des élections municipales et législatives, la récente révision de la constitution, ajoutés  aux causes de la crise post élection présidentielle, ont été questionnés et condamnés par tous les orateurs, qui unanimement, ont trouvé en la  victoire de l’opposition aux prochaines élections locales,  le meilleur des hommages que peuple aura rendu aux nationalistes. « L’appel qu’elle nous a demandé de lancer aux camerounais, c’est d’être prêt au combat pour la libération du Cameroun. C’est un combat de mobilisation, de mutualisation des forces de l’opposition, pour l’objectif d’avoir aux prochaines élections, une majoritaire parlementaire issue des rangs de l’opposition. Il sera question de ne plus laisser le RDPC gagner sur tapis vert, dans aucune circonscription électorale… », indique l’honorable Koupit. Une mutualisation qui se fera dans le cadre de la plate forme dénommée « le Pacte Républicain ».

Des avis partagés par Maurice Dzeudié du SDF et  Stéphane Rivel Nguemalieu du MPC, qui au passage a invité les jeunes à intégrer le jeu politique, à l’image des nationalistes.

© Alexis Yangoua

 

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