Au lieu dit total d’en bas, vers le carrefour auberge, s’est déjà ouvert le marché de champignon. Il se crée spontanément à cet endroit de la ville de Bafoussam et disparait, une fois la saison écoulée. Depuis le début du mois d’Avril en cours et surtout, avec le retour des pluies, ils abondent et attirent de nombreux passionnés, qui pour la plupart, maitrisent la périodicité. Selon certains spécialistes, le champignon n’est ni légume, ni fruit et surtout, n’est pas la viande, même s’il en fait office dans diverses sauces ; telle que celle du Taro et de couscous maïs. C’est un saprophyte classé dans le règne fongique. Il s’agit ici du champignon comestible.
Ruth Tamfu épouse Yemdje, nutritionniste
« C’est une niche de protéines. C’est aussi une richesse en vitamines ; la vitamine D, la vitamine B2, qui sont utiles, premièrement pour la peau, le sang. Leurs valeurs en multi oxydant concourent au renouvellement des cellules. Le champignon est riche en fibres. Nous savons que les fibres interviennent dans la bonne digestion. Il ne contient presque pas d’acide gras, donc de lipide. C’est une bonne source d’autres éléments qui ne vont pas bourrer l’organisme. Ces éléments apportent plutôt des valeurs qui vont régulariser un certain nombre de choses pour le bon fonctionnement de l’organisme. Tout comme chez d’autres aliments, il est important de savoir cuire le champignon, de façon à ne pas lui faire perdre ses valeurs nutritionnelles » indique Ruth Yemdje épouseTamfu , nutritionniste en service à l’hôpital régional de Bafoussam.
Le champignon est saisonnier et facilement périssable. Depuis la nuit des temps, les techniques de sa conservation, dont le séchage, ont été toujours utilisées, pour réduire les pertes. Bon à savoir, des conseils de la nutritionniste, Ruth Tamfu née Tamfu, il ressort que le champignon séché dans les conditions requises, conserve toutes ses valeurs nutritionnelles.
© Alexis Yangoua


