La réhabilitation, l’aménagement et la construction des voiries et des infrastructures routières sont une préoccupation majeure du gouvernement, en cette veille de l’élection présidentielle. L’intense activité du ministre des travaux publics, de son collègue de l’habitat et de développement urbain et curieusement du ministre d’Etat SGPR, l’atteste avec force. Les riverains et usagers de la section effondrée de la route évêché – cami Toyota, ont perçu la dynamique et voudraient en profiter pour réitérer leur doléance à ces membres du gouvernement.
« Bientôt 7 ans. Ils nous ont oubliés. Regardez vous-même. Les activités économiques sont mortes ici. C’est devenu un lieu où les bandits et fumeurs de chancre se retrouvent. Vraiment. Que le ministre de l’Habitat qui était déjà ici et le ministre Nganou Djoumessi, trouvent aussi une solution à cette route. Et pourquoi pas le ministre d’État Ngoh Ngoh Ferdinand que nous voyons partout sur le terrain, pour contrôler aussi les routes. Pourquoi ils nous ont abandonnés ? ». Lance Jules Toukam que nous avons croisé sur ce trajet, ce matin du 18 Mars 2025.
Novembre 2019, quelques semaines après la catastrophe survenue au quartier Ngouaché dans la commune de Bafoussam 3ème, ce tronçon qui, avait déjà laissé transparaître des fissures sur le bitume, s’effondre, suite aux abondantes pluies qui s’étaient abattues sur la ville.
Notons que cette voie de contournement qui part du lieu dit carrefour le maire pour se connecter à la nationale No 6 au niveau de Cami Toyota, avait été remise à neuf dans le cadre des préparatifs de la CAN ; ceci pour solutionner le problème d’embouteillage très récurrent à cette époque, dans le centre du chef lieu de la région de l’Ouest. Nous sommes dans l’arrondissement de Bafoussam 1er.
Quelques jours après cet affaissement, le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain(MINHDU) arrive sur le site pour apprécier le dégât et envisager une solution. La première fut le bitumage de la déviation, partant du pont évêché pour se raccorder à la nationale, peu avant Cami Toyota. Madame le MINHDU Célestine Ketcha Courtès y reviendra 4 ans plus tard pour présenter le cas à l’actuel ambassadeur de France au Cameroun.
Depuis lors, aucune suite n’a été apportée à ce tronçon coupé. Les riverains s’estiment ainsi abandonnés dans la broussaille qui s’est emparée du lieu, et dans laquelle, les brigands s’y retrouvent pour de répugnantes besognes.
Selon une source proche du MINHDU, la reconstruction de ce tronçon nécessite d’importants moyens financiers ; compte tenu du caractère géologique de cet endroit. Notons que la rupture de ce tronçon était consécutive aux glissements du flanc au pied duquel ruisselle un cours d’eau.
© Alexis Yangoua

