Transports : le conducteur devrait payer pour chaque passager ne disposant pas de sa CNI.

Selon nos sources, plus de 10 000 nouvelles Cartes Nationales d’Identité sont en souffrance dans l’ensemble des postes d’identification de la région de l’Ouest. Ce refus de retrait, vient s’ajouter aux autres causes de la non possession de la CNI par certain(e)s citoyen(ne)s.

On a longtemps évoqué et à raison d’ailleurs, le manque de l’acte de naissance pour certains, notamment les déplacés internes ; et pour d’autres, le coût trop élevé des services de la DGSN. Mais, au sujet des cartes d’identité abandonnées, il est question pour les autorités de trouver une stratégie pouvant contribuer à la réduction de la quantité en stock. Bien sûr, subsisteraient  quelques  difficultés  liées au dispatching  à partir  du centre de production.

Rôle des transporteurs : cas du Noun

Les agences de transports ou les transporteurs en général, sont un maillon important dans la stratégie ou même la contrainte de retrait des CNI. Le  Noun est l’un des départements dont les citoyens ont développé une résistance à la possession de la Carte Nationale d’Identité. Une attitude qui fait les affaires des gendarmes et policiers affectés dans les différents  postes de contrôle, implantés sur le tronçon Bafoussam- Foumban (à titre d’exemple). Empruntez un car de Bafoussam pour n’importe quelle localité du Noun ; que ce véhicule soit d’une agence de renom ou pas, vous n’êtes pas certain d’arriver à votre destination, sans vous soumettre aux arrêts pour des contrôles très longs et  lassants. À chaque point, vous qui avez votre CNI, êtes obligé d’attendre que  vos camarades de voyage qui n’en disposent pas et qui ont été débarqués du car, puissent négocier leurs libéralisations auprès l’agent. Des moments  parfois longs et courrouçants.

Pour mettre un terme à  ce choix qui voudrait que les uns subissent les conséquences des actes des autres, les autorités doivent aussi infliger des sanctions, au conducteur ou à l’agence de transport qui admet dans son (ses) véhicule(s), un citoyen ne disposant pas de ses pièces d’identité. Ainsi, la CNI sera la première ou seule pièce à fournir pour être enregistré et même être transporté. C’est une pratique d’ailleurs courante dans certaines agences interurbaines et qui doit être généralisée.

© Alexis Yangoua.

 

 

 

 

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