Un communiqué devenu viral qui serait la signature de l’ancien arbitre international, Alioum Siddi, par ailleurs officier de l’armée de l’air, dépoussière le litige pendant ACAF – FECAFOOT
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Au sujet des propos tenus publiquement à l’encontre d’un ancien arbitre international et officier de l’Armée camerounaise par le Président de la Fédération Camerounaise de Football
Mon attention a été appelée par de nombreux acteurs du football sur une vidéo diffusée le 02 septembre 2026 sur les réseaux sociaux de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), dans laquelle le président de cette institution, M. Samuel ETO’O, évoque, dans ce qui s’apparente à une allocution, «un ancien arbitre, militaire de son état», auquel il reproche notamment d’avoir «essayé d’influencer le match Cameroun – Afrique du Sud au profit d’une autre Nation» et d’avoir << refait la même chose quand les Lionnes étaient en compétition lors de la dernière CAN ».
Même si mon nom n’est pas expressément cité, la description donnée ne laisse guère de doute sur la personne visée ancien arbitre international, officier de l’Armée camerounaise je rappelle que je suis par ailleurs président de l’Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF).
Face à la gravité de tels propos, je me dois de réagir avec la plus grande fermeté, et avec le sens de la responsabilité que m’imposent mon parcours, mes fonctions et les valeurs auxquelles j’ai toujours été attaché.
Je rejette catégoriquement toute accusation, insinuation ou interprétation tendant à me présenter comme ayant cherché à influencer une rencontre internationale au bénéfice d’une autre nation, ou comme ayant agi contre les intérêts de mon propre pays.
De telles affirmations sont particulièrement graves. Elles mettent en cause non seulement mon honneur et ma réputation, mais également mon intégrité professionnelle, mon patriotisme et, indirectement, l’honneur attaché aux fonctions que j’ai exercées au sein du football camerounais et que j’exerce au sein des Forces de Défense et de Sécurité.
Je rappelle que ma carrière d’arbitre international a été construite sur les principes d’intégrité, d’impartialité et de respect des règles. J’ai eu l’honneur d’être désigné par la FIFA et la CAF pour officier lors de six (6) Coupes du Monde et neuf (9) Coupes d’Afrique des Nations, ainsi que lors de centaines de rencontres de compétitions africaines interclubs, dont deux finales de Ligue des champions africaine.
Ces responsabilités internationales ne sont pas compatibles avec les comportements qui me sont aujourd’hui implicitement imputés.
De même, en tant qu’officier de l’armée camerounaise, j’ai servi et continue de servir mon pays avec fidélité, loyauté et sens du devoir. Mon parcours sous le drapeau est placé sous le signe de l’honneur et du respect des institutions de la République.
Je ne saurais donc accepter qu’une insinuation, aussi grave soit-elle, puisse suffire à jeter le discrédit sur 20 ans de service au football et à la Nation.
Je relève, par ailleurs, que ces propos interviennent alors que l’Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF), que j’ai l’honneur de présider, est engagée dans un contentieux avec la FECAFOOT devant le Tribunal Arbitral du Sport. Cette circonstance, à mon sens, explique la perte de sang-froid du président de la FECAFOOT alors qu’il est attendu de lui davantage de retenue et de responsabilité.
Je ne souhaite cependant pas transformer ce communiqué en tribune de polémique personnelle. Le football camerounais mérite mieux que les invectives, les insinuations et les accusations non étayées.
C’est pourquoi je demande solennellement au président de la FECAFOOT de préciser clairement les faits auxquels il fait référence et de produire, s’il en dispose, les éléments objectifs sur lesquels reposent ses accusations.
À défaut, je me réserve le droit d’utiliser toutes les voies de droit et de saisir les instances compétentes afin que la vérité soit établie et que mon honneur, ma réputation et mon intégrité soient préservés.
Je n’ai jamais eu à rougir de mon parcours d’arbitre, ni de mon engagement au service de la Nation. Je n’entends pas davantage aujourd’hui laisser des accusations aussi graves être formulées sans être confrontées aux faits et à la preuve./-
Fait à Yaoundé, le 3 septembre 2026
ALIOUM ALIOUM
Ancien arbitre international Président de l’Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF)
Officier de l’Armée Camerounaise

