Selon certaines indiscrétions, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est en négociation très avancée avec Jean Monthe, le Président National de MCNC.
Pendant que les spécialistes des questions du droit et autres observateurs de la scène politique, sont loin de s’accorder sur l’interprétation du « mandat impératif nul » disposé par l’article 15 de la Constitution camerounaise ; alors que les militants du MRC et certains de leurs compatriotes, notamment de l’opposition se crêpent les chignons sur des sujets quelques fois rébarbatifs, les émissaires du MRC seraient à la recherche du parti politique, pouvant porter la candidature de Maurice Kamto à l’élection présidentielle d’octobre 2025. « Il faut penser au plan B. Notre Président National prendra part à cette élection » nous a lancé un cadre local du MRC.
Selon nos sources, après des démarches non concluantes avec l’Union des Mouvements Socialistes de Pierre Kwemo, le MRC serait resté dans le Haut Nkam ; cette fois, sur la piste du Mouvement National Citoyen Camerounais, qui dispose de la majorité des conseillers municipaux à la commune de Banka.
Aux dernières nouvelles, les deux parties auraient trouvé un terrain d’entente, avec un accord gagnant – gagnant. L’un des deux points majeurs de cet arrangement, porterait sur les élections municipales et législatives de 2026. Le MRC devra s’abstenir d’avoir des listes dans certaines localités du Haut Nkam, au profit du MCNC. Nous osons croire que le coup qu’aurait été victime feu Paul Eric Kingué ne se répétera pas avec Joseph Monthé. En effet, pour les élections locales de 2020, un contrat similaire aurait été conclu entre lui et Maurice Kamto, sur le Moungo, alors que les deux étaient incarcérés à la prison de Kondengui.
Notons qu’à l’élection présidentielle de 2018, le MCNC avait porté la candidature de Franklin Ndifor ; et en 2020, il a permis à Joseph Clovis Ngeussieuk, démissionnaire du RDPC, de remporter la mairie de Banka. Malheureusement, il n’y ait plus pour des raisons d’incompréhension avec la famille Jean Monthe.
© Alexis Yangoua

