Présidentielle 2025 : la légalisation de la ACC ou la panique du régime.

A peine démissionné du Front pour le Salut National du Cameroun de Issa Tchiroma Bakary, Ousmanou Aman Sa’aly devient président national d’un parti politique, dénommé la All Cameroonian Congress ( ACC). Une décision du Ministre de l’Administration Territoriale, en date du 7 Juillet 2025, autorise le fonctionnement de ce parti. Qu’est-ce qui peut justifier la rapidité de cet acte ministériel, alors que beaucoup de demandes similaires dorment dans les tiroirs du Minat ?

Un constat et non le moindre, le patronyme des membres dirigeants de ce nouveau parti politique, nourrit le soupçon qu’ils sont tous originaires du Grand Nord.

Il ressort des faits sus mentionnés  que les retraits de Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary de la majorité présidentielle sont un coup très dur pour le rdpc. Alors que le parti au pouvoir à travers ses communicateurs et communicants n’a de cesse de développer des thèses sur une hétérogénéité favorable,  des régions septentrionales, pour minimiser l’impact des démissions, la Chambre noire du rdpc, bien consciente du vide et du risque, peaufine des stratégies pour colmater les brèches.

Cette décision du Minat, les bruits du député Salmana du FSNC, la bataille de pourcentage sur la candidature de Paul Biya, entre Jacques Fame Ndongo et René Sadi, des absences remarquables à la concertation du SGPR…exposent la douleur qu’éprouve le RDPC.

Que vaudront ces partis politiques et actions créés à la va – vite pour contrer le FSNC et l’UNDP ? Le peuple est bien attentif et saura où se trouvent  ses intérêts le moment venu. Chaque jour qui passe, le RDPC semble s’être installé dans un mouvement  de panique.

Si le ministre Paul Atanga Nji est dans son rôle de faire exister des partis politiques à sa guise, d’aucuns pensent qu’avec l’autorisation sans soin de la ACC, il a actionné sur  les outils de l’Etat pour  carburer ses combats  politiques  contre les adversaires de son parti le RDPC. Un jeu que ceux – là trouvent déloyal et provocateur.

© Alexis Yangoua

 

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