Présidence des Conseils Régionaux : Paul Biya doit penser aux femmes et aux jeunes de moins 40 ans, s’il les aime tant.

Dans son discours d’investiture le 06 Novembre 2025, Paul Biya, proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025, par Conseil Constitutionnel ; avait abondamment parlé des jeunes et femmes. Il en avait fait l’une des priorités de son 8ème mandat. Ceci en termes de leur emploi, du financement de leurs activités et bien d’autres. Mais, cette catégorie de la population n’a de cesse de réclamer leur positionnement dans les instances de prise de décisions.

Les exécutifs des prochains conseils régionaux.

Certains jeunes ont certes salué la baisse du prix de Viagra et le don de 79  motos qui leur a  été offert  par le Président de la République, via son gouvernement ; mais dans leur majorité, ils entendent, compter parmi les prochains présidents de conseils régionaux.

10 gouverneurs. Pas de jeunes et pas femmes. Arrivés les conseils régionaux en 2020, Paul Biya et son RDPC vont y aller  avec la même misogynie et le même désir de satisfaire les amis mâles déjà dans la tranche de la retraite.

Cette fois, on s’attend donc que minimalement, 3 conseils régionaux soient présidés par les femmes et au moins 3 ou 4, soient confiés aux conseillers régionaux de moins de 40 ou 50 ans. Ce sera donc l’occasion pour Paul Biya de démontrer la sincérité de ses promesses à la jeunesse et à la femme.

Plus de Confiance et d’Efficacité

Si le jeunisme n’est pas gage de compétence, il faut tout de même relever que les 10 présidents de conseils régionaux sortants n’ont véritablement joué leur rôle de pionniers.

On peut évoquer la non effectivité de la fiscalité locale, de la lenteur des transferts de tout ordre. Mais, ne dit on pas que c’est dans la disette, qu’on juge la capacité de création et d’adaptation de l’Etre ?

Ils ont passé 5 bonnes années  à pleurnicher sous la perfusion de la dotation générale de la décentralisation ; quand beaucoup, par ce que « nommés » sur la base de certaines affinités, n’ont tout simplement pas tripoté avec les BIP, pour se faire un peu d’argent. Conséquences : les taux d’exécution physique des projets sont en deçà de 50% , avec  des forclusions menaçantes.

Par ci, on accuse des contraintes liées aux réformes du progiciel Simba, par là, on indexe le débit hyper lent de la mise à disposition des Dotations Générales de la Décentralisation. Entre temps au sein des organes délibérants, les conseillers régionaux accusent la gestion de l’exécutif régional. Leurs réclamations pour la plupart fondées et  salutaires  pour le peuple, sont étouffées  par la discipline du parti, brandie au cours des assises  du groupe politique RDPC.

Comment comprendre qu’en seulement moins de 3 mois , Maurice Kamto aurait pu lever plus de 2 milliards de francs CFA, pour sa campagne présidentielle, alors qu’aucun président de Conseil Régional n’a pu capter 20 millions f CFA en 5 ans d’exercice? C’est par ce que le leader moral du MRC jouit d’un soupçon de confiance et les camerounais peuvent investir dans ses poches, sans se sentir sur le gril. On peut toujours ergoter sur la gestion du Covid.

Dans un contexte de rupture de confiance entre les institutions et les citoyens, le prochain conseil régional, peut tout au moins servir d’élément régénérateur de ce lien brisé. Et pour ce faire, le RDPC et son chef  doivent  choisir des jeunes  et femmes efficaces, fiables, crédibles, détachés des contraintes politico mafieuses et à même de convaincre la diaspora, surtout. Ils en existent bel et bien au sein du RDPC, en dépit de son statut  de parti d’un Etat accusé de corrompu .

©  Alexis Yangoua

 

 

 

 

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