PRÉSIDENT NATIONAL DÉNONCIATION DU REFUS DU DIALOGUE POLITIQUE ET DU RECOURS A DES ACTES CIBLÉS EN VIOLATION DES DROITS POLITIQUES PAR LE POUVOIR EN PLACE EN CETTE PÉRIODE PREELÉCTORALE ET EN CETTE VEILLE DE L’ULTIME SESSION PARLEMENTAIRE DE JUIN 2025
En considérant que le Dialogue Politique permet de comprendre les différents points de vue, de trouver des terrains d’entente et de consensus, comme processus essentiel pour la construction de la démocratie voire la résolution de conflits, et dont le refus est source de nombreuses conséquences négatives ;
Nous trouvant à la veille de la Session Parlementaire que nous qualifions d’ « Ultime »
– étant la dernière, vraisemblablement, suivant les dispositions légales, que va tenir le Parlement, Mardi prochain, 10 Juin 2025 avant la Présidentielle attendue cette année ; L’Union Démocratique du Cameroun -UDC-, Parti Politique représenté à l’Assemblée Nationale sans discontinuité depuis 1997 et dont le Président National, l’Hon.
TOMAINO NDAM NJOYA est Candidat à la dite Présidentielle, vient :
- Dénoncer avec fermeté, le refus du Dialogue Politique ainsi que certains agissements du Pouvoir en place depuis 43 ans, qui contribuent à détériorer davantage le climat sociopolitique du pays dans un contexte préélectoral déjà marqué par de nombreux risques dont la plus grave, semble aller vers la diminution de la confiance dans les Institutions ;
- Interpeller plus particulièrement les Parlementaires durant cette Session, de par leur responsabilité consistant à adopter les lois qui viennent trouver les solutions aux problèmes des camerounais et à contrôler le Gouvernement :
Urgence et Nécessité de Régulation, d’Équilibre ; de Complémentarité ; de Contre-pouvoir ;
En effet, nonobstant les dispositions de la Loi portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale qui voudraient que la recevabilité d’un texte soumis à la l’examen du Parlement soit prononcée par la Conférence des Présidents au plus tard à la troisième session après son dépôt, les cris d’alarme de l’Opposition et de la Société Civile sur la nécessité absolue de modifier le Code Électoral, de libérer le Calendrier Électoral et respecter les droits politiques, les Libertés Publiques consacrées par la Constitution et la Loi, les Autorités au Pouvoir continuent à servir à la nation camerounaise, une attitude condescendante en posant des actes qui continuent de détériorer le climat, envenimer la situation, exposant la Paix, la Cohésion et l’Harmonie sociales ;
A titre d’illustration :
– La Proposition de Loi introduite par les Députés UDC depuis la Session de Mars 2024 portant Abrogation de certaines dispositions de la Loi N°79/17 du 30 Juin 1979 relative aux contestations soulevées à l’occasion de la désignation des Chefs traditionnels et de la Loi N°80/31 du 27 Novembre 1980 dessaisissant les juridictions des affaires relatives aux contestations soulevées à l’occasion de la désignation des Chefs traditionnels n’est, en déni du RI de la Chambre, jusqu’ici présentée à la Conférence des Présidents.
– Les activités normales des acteurs politiques de l’Opposition continuent à être abusivement interdites par les Autorités Administratives, à l’instar récemment, de l’interdiction de la circulation des mototaxis dans certains axes de la Ville de Douala pour implicitement empêcher l’accueil que préparaient les militants du MRC à leur Leader, de retour au Cameroun après une intense activité politique en France;
– L’Instruction donnée aux Sous-préfets d’interdire la tenue du Congrès seulement envisagé d’un Parti, en l’occurrence, le FCC ;
A titre de Rappel :
– La « Sourde Oreille » à l’Appel de la classe politique et des OSC, de l’Adoption d’un Code Électoral Consensuel, comme le prescrit les Instruments Juridiques Internationaux auquel le Cameroun a adhéré, par le maintien d’un Code Électoral imposé depuis 2012 à la classe politique par un Parti politique ; malgré la preuve de ses nombreuses limites, sources de nombreuses contestations des résultats électoraux qui vont croissant d’une élection à une autre; malgré les propositions faites et refaites par la Plate-forme des Partis Politiques et Organisations de la Société Civile engagés dans le chantier de la Réforme Participative et Consensuelle du Système Électoral Camerounais ;
– La reculade inexplicable et au grand préjudice de la population, dans le processus d’établissement et de production de la Carte Nationale d’Identité, qui, non seulement est déplacé du niveau Communal, local, près des populations pour les chefs-lieux des Régions, mais dont le coût réel est grandement multiplié, contrairement au prix unique de 10 000 FCFA solennellement annoncé par le Gouvernement lors de l’Adoption du Projet de Loi des finances 2025 à l’Assemblée Nationale, en remarquant que le délai des 48 heures pour son obtention n’est pas respecté ;
Face à ces réalités qui démontrent à suffisance l’intention du Régime au Pouvoir de maintenir les dispositions de fraude électorale et de nuisance des adversaires politiques,
L’UDC demande :
- Au Très Hon. Président de l’Assemblée Nationale, l’enrôlement au cours de la Session Parlementaire qui s’ouvre Mardi prochain, de la Proposition de Loi mentionnée ci-dessus, introduite par les Députés UDC depuis la session de Mars 2024.
- Au Gouvernement d’arrêter de « jouer avec le feu » sur la tête des Camerounais : de prendre définitivement conscience du sensibilité du Contexte ; de la délicatesse de la situation du pays en cette année électorale, d’arrêter toutes velléités d’abus de pouvoir, de fraudes électorales dont les conséquences pourront être graves sur la Paix, la Cohésion Sociale, la Démocratie et le Développement du pays.
- Au Peuple Souverain de rester et demeurer plus que jamais mobilisé, vigilant et engagé à participer massivement au vote, et à la surveillance du vote en faveur de l’alternance pacifique et démocratique le moment venu.
Fait à Yaoundé, le 08 juin 2025
Hon. TOMAINO NDAM NJOYA
Maire de Foumban
Président du Syndicat des Communes du Noun
Porte-Parole des Conseillers Régionaux Délégués du Noun

