Dans la foulée des Journées Economiques Internationales de Communes, tenues du 02 au 04 Juin 2025 au palais des congrès à Yaoundé, le Syndicat des Communes du Noun(SYCONOUN) a pris part aux échanges portant sur les blocages de la digitalisation des actes d’état civil.
La commune de Foumban, en raison de ses avancées dans l’organisation de son service d’état civil, fait partie des communes devant servir de pilote pour la mise œuvre de la digitalisation des actes d’état civil. Au cours desdites Jeicom, la commune de Foumbot a été sacrée premier régional du championnat UNICEF de la citoyenneté ; c’est-à-dire un exemple de bonnes pratiques d’enregistrement des faits d’état civil et les établissements des actes de naissance. Foumban et Foumbot sont membres du SYCONOUN.
C’est de toute évidence que le Syndicat des Communes du Noun ait pris part, d’ailleurs très active à ces échanges sur les difficultés rencontrées par les communes dans le cadre de la digitalisation des actes d’état civil. Une rencontre coordonnée par Alexandre Marie Yomo, le Directeur Général du Bureau National de l’Etat Civil (BUNEC). A travers Liliane Ngoula, représentant le SYCONOUN, les communes membres ont relevé les entraves à l’obtention du jugement au niveau des palais de justice. Non seulement les procédures sont longues et lentes, elles sont également coûteuses. Toute chose qui décourage les demandeurs. A cet effet, le SYCONOUN a sollicité le plaidoyer du DG du BUNEC auprès du ministère de la Justice, afin que ces difficultés soient résolues. Ce problème n’est pas propre aux seules communes membres du SYCONOUN. Le DG a promis son appui, non sans encourager la bonne collaboration entre les maillons de la chaîne locale des autorités (administratives, municipales, judicaires, sanitaires, traditionnelles, religieuses…) qui, chacune selon ses compétences, doit non seulement s’atteler à la tâche, mais également s’impliquer dans la campagne de sensibilisation, afin que la population adhère au processus.
A ce blocage sus relevé, il faut mentionner le manque de moyens pour soutenir la volonté des maires dans l’organisation des audiences foraines. A ce sujet et à l’issue du partage d’expériences, il a été suggéré à chaque CTD de se trouver un ou des partenaire (s) pouvant lui apporter un appui financier. Les édiles ont aussi posé le sempiternel problème de l’équipement des centres d’état civil, en outils informatiques, ainsi que la formation du personnel.
comment parler de la digitalisation dans des zones non électrifiées? La solution évoquée et encouragée a été celle de faire recours à l’énergie verte dont l’énergie solaire.
© Alexis Yangoua





