Récemment, Paul Biya, le Chef de l’État camerounais a nommé des officiers supérieurs généraux de l’armée. En son for intérieur, aucune femme colonel n’a pu mériter le port des deux premières précieuses étoiles ; pourtant certains promus seraient des cadets biologiques et professionnels de leurs camarades femmes. On dira peut être qu’elles ne sont pas trop présentes au front. Pourquoi n’y sont elles pas ? C’est un secret d’État ou défense. Soit !
« Zéro » Gouverneur femme, même si ces derniers temps, la vanne semble s’ouvrir au niveau de la sous préfecture, le premier palier du « commandement territorial».
Le Conseil Régional, revenons – en. Il avait été mis sur pied en 2020, précisément avec l’élection tenue le 6 décembre dans les 58 départements. Et le second mardi suivant cette élection, la session de plein droit avait permis aux conseillers régionaux élus, de choisir le bureau exécutif de leurs institutions.
Comme par exécution des « très hautes» instructions données par le sommet du RDPC, qui venait de remporter l’élection dans 9 des 10 régions, aucune femme ne sera investie au poste de président de Conseil Régional. A l’exemple du cas des généraux sus évoqué, Paul Biya avait jeté son dévolu sur les mâles. Selon certains observateurs; rendu à 3 mois de la fin de leur mandat, excepté le Centre, tous les présidents de Conseil Régional aux couleurs du RDPC, n’ont pas été à la hauteur de leur mission de pionniers. Notons que Ngaoundéré est la seule région présidée par l’UNDP, un parti politique d’opposition.
Les femmes, c’est le moment de lever le ton
30% est le quota vanté, aussi par les femmes camerounaises elles – mêmes ; alors qu’au Rwanda, on est à 50 – 50 dans certains domaines. Puisque nous sommes à 0% et que 30% serait une aubaine pour les « femmes et filles » de Paul Biya, on pourrait donc s’attendre qu’ à l’issue de l’élection du 30 Novembre 2025, au moins 3 sur 9 Présidents de Conseil Régional RDPC, soient des femmes.
Pour y parvenir et espérer plus , c’est maintenant que la gent féminine doit commencer à tempêter. La gouvernance de l’homme du silence n’écoute pas les murmures ou même les plaidoyers serviles. Les femmes doivent réclamer pour faire entendre leurs voix; si non, le patron du parti de la flamme reconduira les hommes à ces postes, comme pour leur dire « allez chez Fokou et faites moi parvenir la facture ».
© Alexis Yangoua

