Dschang : pénurie persistante d’eau et électricité dans cette ville universitaire; le cri de cœur de Maa Mefôo Ndongmo Sylvie, Peace Leader

Suite à l’article de Steve Kenfack en date du 9 Juillet 2025, déplorant l’absence d’électricité prolongée dans la ville de Dschang, je voudrais partager avec vous mon expérience sur cette question élémentaire d’accès à l’électricité et à l’eau dans cette ville universitaire.

Lors d’une visite chez un ami Enseignant à l’Université de Dschang il ya quelques mois, j’ai été surprise de voir ce dernier demander à ses enfants de mettre des bidons d’eau dans la voiture. Lorsque j’ai demandé où il allait avec ces bidons d’eau, l’ami  m’a répondu que c’était pour aller à l’université, car il n’y a pas d’eau là-bas. J’ai cru à une plaisanterie de mauvais goût, mais il  m’a assuré que c’était malheureusement la réalité quotidienne à laquelle les étudiants et les enseignants devaient faire face.

Intriguée, j’ai posé la question au courant de la journée à des étudiants  qui m’ont confirmé que l’absence d’eau à l’université durait depuis des années. Lorsque je leur ai demandé comment ils faisaient pour les toilettes, ils m’ont répondu avec résignation que leurs organismes devaient simplement s’adapter. Ce qui m’a le plus choqué, c’est qu’ils m’ont dit que dès qu’ils essaient de parler de ces problèmes, de demander des solutions pour avoir accès à l’eau, à l’électricité ou à des services sociaux de base, on leur brandit la menace de sanctions.

Cette expérience m’a rappelé les difficultés que nous avons vécues l’année dernière à Dschang, lorsque la ville a été privée d’électricité pendant plus de deux semaines. Nous avons dû annuler des activités prévues pendant cette période au regard de la souffrance des populations qui ‘broyaient du noir’’. C’était un véritable calvaire pour les habitants, et cela a montré à quel point notre infrastructure est fragile. Et pourtant, il semble que rien n’a changé depuis.

Je suis terriblement consternée par cette situation qui perdure au fil des ans et qui semble banalisée. Comment une ville universitaire comme Dschang peut-elle fonctionner sans eau ni électricité ? C’est vraiment décourageant de voir de telles situations dramatiques devenir la norme. L’avenir de notre pays semble incertain si nous ne pouvons pas résoudre ces problèmes de base, accès à l’eau et à l’électricité. On n’a pas besoin d’être un expert pour le comprendre, c’est une question de bon sens et d’humanisme tout simplement.

Je souhaite vivement que les autorités universitaires et gouvernementales prennent des mesures concrètes pour améliorer les infrastructures de base à l’Université de Dschang et dans la ville de façon globale notamment en garantissant l’accès à l’eau potable et à l’électricité, et en créant un environnement où les étudiants et les populations peuvent exprimer leurs besoins et leurs préoccupations sans crainte de représailles.

Mes cher (e) s ami (e)s, ce n’est pas parce que je dénonce le cas de la ville de Dschang que je suis épargnée, loin de là ; je parle en connaissance de cause, car dans mon propre quartier à Douala, nous n’avons pas d’eau et passons souvent plusieurs jours sans électricité même si nous n’avons pas encore atteint la même durée de coupure qu’à Dschang.

Puisse mon message et mon appel ne pas tomber dans les oreilles des sourds ; Le développement durable, la paix et la stabilité de notre pays en dépendent.

Maa Mefôo Ndongmo Sylvie

Peace Leader

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