Bafoussam : bras fer entre le maire Roger Tafam et Charles Mbopda Nku

Depuis ce matin du 18 Juin 2025, la police est postée à des endroits du Parc de loisirs «  Paul Biya ». Elle aurait été sollicitée par le maire de la ville de Bafoussam, pour faire plier Mbopda Nku, le gérant de l’espace.

Après les procédures de non reconduction du contrat, dit-on, le maire  de la ville, Roger Tafam a décidé d’éjecter  le gérant, même de force, s’il en faut.

Selon nos sources proches de la ville de Bafoussam ou communauté urbaine de Bafoussam, après la réception et inauguration de l’infrastructure en 2021, la gestion avait été cédée à Charles Mbopda Nku, pour une période d’essai de 3ans avec un loyer qu’il devra reverser mensuellement à la mairie, d’un montant de 120 000 francs. Cette période d’essai matérialisée par un contrat courrait jusqu’au 31 décembre 2024. Il se trouverait, selon la mairie, que non seulement le loyer était péniblement versé, l’entretien de l’espace n’était pas assuré comme convenu. C’est ainsi que dès le 1erJanvier 2025, le maire de la ville, garant de ce patrimoine de la CUB  dont la construction avait été financée  dans le cadre du C2D, a signifié à son partenaire, la non – reconduction du contrat.

La mise en demeure lui sera servie par le propriétaire. Charles Mbopda Nku va à son tour saisir le tribunal administratif pour rupture abusive de contrat. Entre temps, la mairie a entrepris les travaux de réfection du parc de loisirs qui abritera dit on quelques séquences de la Journée Mondiale de l’Habitat, qui se déroulera du 30 juin au 7 Juillet 2025 à Bafoussam.

Le 18 Juin 2025, une équipe de la mairie de ville, conduite par son Secrétaire Général descend sur le site pour un inventaire. Elle fait face à une solide résistance menée par le gérant ; à cette occasion, renforcée  par les amis, frères et quelques notables Bafoussam. Pour Charles Mbopda Nku,  calme et serein comme tout bon  adepte de Pierre de De Coubertin, la saisine du juge administratif a un effet suspensif sur les initiatives du maire Roger Tafam. Les éléments du Groupement Mobile d’Intervention se mettront en interposition. Toute la journée durant, les deux camps vont se regarder en chien de faïence en attendant l’avis des autorités administratives.

Saisi par le maire de la ville, le gouverneur va confier la tâche au préfet de la Mifi qui va aussitôt convier les factions pour une rencontre de médiation dans ses services. S’appuyant sur l’organisation de la JMH, le préfet va demander à Charles Mbopda Nku d’accompagner la mairie dans l’aménagement du parc de loisirs. Une fois sur le site vers 17h, les travaux ne vont pas commencer comme instruits par le gouverneur via le préfet. Le camp d’en face n’étant pas disposé, à cause dit on de l’absence de leur  huissier.

Ils s’y retrouveront le matin du 19 Juin pour le début des inventaires et autres aménagements. « C’est la raison d’Etat », balance un fidèle du fils Fussep.  Bien sûr, la plainte contre le maire Roger Tafam pour rupture abusive de contrat suivra son cours.

En sus du mauvais entretien des lieux, il est aussi reproché au gérant d’avoir créé ou laissé créer un lieu sacré dans un coin du parc de loisirs. Ses adversaires font aussi remarquer des impayés vis-à-vis d’enéo qui s’élèvent à près de 800 000 francs Cfa.

Nous osons croire que cette situation ne servira pas  d’arme pour la bataille politique que les uns et les autres se livrent dans la Mifi.

© Alexis Yangoua

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *